J’ai 26 ans et je suis une Femme Transgenre.


IMG_2808
J’ai 26 ans et je suis une femme transgenre

Dans le passé Ont vas revenir le jour que je suis née j’avais un corps d’un garçon. Aujourd’hui j’ai 26 ans, en cours de transition depuis deux ans et un mois et une semaine de transition pour avoir enfin le physique de mon identité, À l’occasion après l’intervention, j’aimerais avoir le courage d’une occasion de la Journée mondiale Contre l’homophobie  et la transphobie, je souhaite vous racontez mon parcours trans Avant d’être née, le médecin de ma mère à clairement dis que j’étais une fille mes non fausse alerte j’ai étais un garçon. Très rapidement, j’ai compris que ça ne m’allait pas. Dans ma tête, je n’étais pas un garçon. Mais comme on ne m’avait jamais demandé mon avis là-dessus, je n’ai pas eu le sentiment d’avoir le choix. Alors, j’ai plus ou moins agi comme je sentais que j’étais censée le faire, et je me suis tue. Je ne savais pas ce que foutait mon corps, ni pourquoi il semblait automatiquement être étiqueté « garçon » par chaque personne qui me croisait, puisque je me sentais bien plus fille que garçon. Mais bon, les adultes avaient probablement raison de me dire ça, et moi de ne rien dire. Puis, toute la journée, je me disais que ce n’était pas possible, que tous les gens qui m’entouraient ne pouvaient pas se tromper, que ça allait passer et que je finirais par oublier que je me sentais femme plutôt qu’homme. Bon, là, je viens de faire une jolie phrase, mais en d’autres termes, ça s’appelle se haïr. Je sentais que si je disais ce que je ressentais, j’allais être tellement méprisée qu’il fallait mieux que je me méprise moi-même et que je me bâillonne en espérant que ça passerait. À 8 ans, alors que j’écoutais la radio, j’ai entendu parler de personnes trans et, pour la première fois, je me suis rendu compte que je n’étais pas seule dans mon cas. J’ai entendu qu’il y avait une issue dans ce que je croyais être une impasse, que mon corps pourrait changer, qu’il était possible qu’il soit plus en accord avec moi-même. À 10 ans, j’ai donc commencé à faire des recherches dans les dictionnaires du CDI de mon école primaire, lesquels m’ont dit que j’étais folle, puis sur Internet, où j’ai lu que les dictionnaires étaient vieux, et que moi, j’allais bien. Enfin, j’allais bien, c’était vite dit… Avec la puberté, on attendait de moi que je devienne un « homme », alors que je me réveillais tous les matins en espérant que les hormones fassent de moi une femme. J’ai donc continué à me taire jusqu’à mes 15 ans. Mais rien ne passait du tout, parce que la dysphorie de genre, ça ne s’en va pas comme ça, ça reste, et plus vous attendez, plus ça vous mine de l’intérieur. La puberté m’avait physiquement transformée en homme et, chaque jour, je devais me voir ainsi, comme déguisée, m’entendre désignée au masculin, et répondre à un prénom dans lequel je ne me reconnaissais pas. Je me suis finalement autorisée à comprendre que non, vraiment, ça n’allait pas passer, et qu’il fallait mieux que j’en parle rapidement. À partir de là, ça a été très vite? J’ai pas eu le temps de faire le coming out que tout Vandoeuvre était au courant ensuite ma famille? c’est affreux qu’ils l’ont su de cette manière d’une bouche d’une autre personnes mes bon c’est comme ça certains personnes aime bien  mettre bec la où il faut pas. Il y a eu un blocage immédiat de leur part, ils ont carrément refusé d’entendre ce que j’avais à leur dire. Forcément, comme je m’étais tue pendant toutes ces années durant lesquelles j’avais essayé de ressembler à un garçon, pour eux c’était inattendu. Si on ajoute à ça les images déplorables des personnes trans qui ont été véhiculées par les médias pendant des années et les préjugés que l’on ne peut éviter, il devient difficile de communiquer. Alors, la situation s’est embourbée, et tout c’est éteint tout d’un coup le cordon umbilical et coupé plus de lien c’est triste mes c’est la vie d’autre accepte, d’autre refuse ma transition avance, et dans la situation actuelle, elle ne peut pas avancer sous leurs yeux, même si j’aurais aimé traverser ça avec mes parents. Je ne peux pas les attendre indéfiniment. maintenant que sa fait deux ans que j’ai commencé mon traitement hormonal, le traitement hormonal de substitution que je vais devoir suivre toute ma vie, et ça avance doucement. J’en rêvais depuis que j’ai appris qu’il existait, au cours de mes premières recherches sur Internet. C’est quelque chose d’assez long, qui peut aller de quelques mois à plusieurs années en fonction des personnes. Et ce n’est pas toujours facile à gérer : parfois parce que l’on change trop vite, et parfois parce que l’on change trop lentement. Rappelez-vous votre puberté et imaginez-la dans le sens inverse, tout en en faisant une deuxième, le tout à 20 ans. Évidemment, ce n’est pas facile, mais c’est libérateur, c’est un poids qui tombe peu à peu de mes épaules, à mesure que je reprends possession de mon corps. c’est à mesure que le conflit avec moi-même s’apaise que les gens m’attaquent pour cette même raison. La transphobie est partout : dans ma famille donc, mais aussi dans ma vie d’avant de salariée,  ainsi que dans ma vie sociale et dans la rue. Partout, mon identité est source de discrimination. Avant même de commencer ma transition, alors que j’avais encore une allure plutôt masculine, j’ai été à plusieurs reprises insultée et harcelée dans la rue par des gens qui avaient appris par le bouche-à-oreille que j’étais trans. J’ai également été témoin de transphobie de très nombreuses fois dans des milieux où je n’étais pas encore outée, des gens qui faisaient des blagues sur les trans, sous-entendant que je ne serais pas vraiment une femme. On me demande souvent si je suis sûre de vouloir changer de physique, comment, et pourquoi… Mais ai-je vraiment besoin de donner des preuves ? Si je vous dis que je suis droitière, vous ne me demanderez pas de tester mes réflexes pour me croire, n’est-ce pas ? Alors pourquoi demander des preuves en ce qui concerne mon genre ? Au cours de ces années de transition, j’ai eu l’occasion de découvrir l’association Contact et d’y adhérer.Pourquoi militer au sein de Contact ? D’abord pourquoi militer ? Pour prouver que je ne suis pas un monstre, une malade, que je peux très bien continuer à exercer ma profession, avoir une vie sociale, être respectueuse des règles de la société et être aussi moi-même respectée. Pourquoi choisir Contact et non une association trans ? Car Contact représente pour moi une association certes familiale mais aussi une association de vie réelle, moins communautarisée. Vous y croisez des parents, des amis, des homo, des lesbiennes, des bi, des hétéro …..parfois des trans …..vous y croisez la vie dans le but de dialoguer, échanger, accepter et combattre la bêtise humaine.

article mode magazine

cher lecteur chère lectrice, je vous ouvre sur le monde, à l’affût des dernières tendances mode, beauté et culture. vivre trans féminine c’est tout un esprit, une vision moderne et universelle de la féminité. Chaque semaine, le D-Magazine vous captive, vous inspire, vous fait rêver et vous fait partager ses passions dans un magazine qui vous ressemble, je compte sur votre soutien Alors à très bientôt dans mes pages !

€1,00

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.