Les dossiers de la rédaction

C’est l’Eglise et l’état qui hissent le drapeau en berne pour la fin d’un pontificat.


Les préceptes de l’Eglise concernant le mariage sont excellents, mais il est clair que leur observation ne saurait suffire à résoudre les difficultés humaines d’un tel état, qu’on peut être bon chrétien moyen, et cocu. Séparer l’Eglise de l’Etat ne suffit plus; tout aussi important serait de séparer le religieux de l’identitaire. De quoi vivrait l’Eglise, si ce n’est du péché de ses fidèles ?

Séparations Eglises et de L’Etat

La nouvelle loi met fin au Concordat napoléonien de 1801 qui régissait les rapports entre le gouvernement français et l’Église catholique. Elle proclame la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes.

Article 1er : « la République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes… ». Article 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte… » Par cette loi, l’État manifeste sa volonté de neutralité religieuse mais ne s’exonère pas de ses responsabilités. Il veut «garantir» à chacun les moyens d’exercer librement sa religion dans le respect de celles d’autrui. C’est dans cet esprit que sont instituées des aumôneries dans les milieux fermés (casernes, lycées, prisons, hôpitaux)… et, plus tard, des émissions religieuses sur les chaînes publiques de télévision. L’État n’entend en aucune façon limiter la liberté de conscience ni cantonner la religion à la sphère privée (il n’est pas question par exemple d’interdire le port d’insignes religieux !). Sur le plan financier, la loi a deux conséquences majeures :
– Les ministres des cultes (évêques, prêtres, pasteurs, rabbins…) ne sont plus rémunérés par l’État et celui-ci se désintéresse totalement de leur nomination,
– Les biens détenus précédemment par les Églises deviennent la propriété de l’État mais celui-ci se réserve le droit de les confier gratuitement aux représentants des Églises en vue de l’exercice du culte. Pour les Églises, l’opération va s’avérer plutôt profitable (mais on ne s’en apercevra que bien plus tard). En effet, d’une part, les ministres du culte et en particulier les évêques vont gagner en indépendance, n’étant plus tenus de rendre des comptes à l’administration. D’autre part, les Églises ne vont plus avoir à leur charge l’entretien très coûteux des édifices religieux (cathédrales, églises, temples…) préexistant à la loi de 1905. Elles ne devront plus assurer que l’entretien courant de ces édifices… Quand à ceux qu’elles seront amenées à construire après la loi de 1905, ils seront leur propriété pleine et entière. La séparation des Églises et de l’État, réalisée en France par la loi parue au Journal officiel le 11 décembre 1905, a résulté d’un large débat. Bien que la discussion parlementaire qui a abouti à cette loi ait commencé dans les derniers mois du ministère d’Émile Combes, c’est à tort qu’on lui en attribue la paternité, puisqu’elle a été votée après la chute de son ministère et selon des orientations fondamentalement différentes de celles qu’il préconisait. S’il est vrai qu’Émile Combes (1835-1921) a mis en chantier la loi de séparation des Églises et de l’État, ses conceptions étaient bien différentes de la loi finalement votée. Chef de file, quelques années auparavant, de la lutte contre les congrégations, spiritualiste et farouchement opposé à l’Église catholique, il souhaitait que l’État rétribue des ministres du culte, pour mieux les contrôler. Son projet, qui visait la désorganisation complète de l’Église romaine en France, prévoyait le versement d’une pension aux prêtres et ministres des autres cultes, qui pouvait être supprimée s’ils « diffamaient » les membres du gouvernement ou « intervenaient trop ostensiblement dans la vie politique » ; la mise à la disposition des Églises des édifices de culte, à titre onéreux, pour des périodes de dix ans, l’entretien étant à la charge de celles-ci ; et surtout : l’interdiction aux associations cultuelles de se regrouper dans un cadre plus vaste que celui du département ; et l’interdiction des processions religieuses sur la voie publique…

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