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Dis-moi comment les hommes t’embrassent, Dis-moi comment tu embrasses les hommes.

Mais tout le monde a exactement le même visage effrayé et souriant, avec le regard qui dit: « Je suis important. Si tu apprends à me connaître, tu verras à quel point je suis important. Regarde dans mes yeux. Embrasse-moi, et tu verras combien je suis importante.

Eh bien, c’est soit m’embrasser, soit me tuer, c’est comme ça que je le vois. Si, de tes lèvres avancées,
Tu prépares pour l’apaiser,
À l’habitant de mes pensées
La nourriture d’un baiser,
Ne hâte pas cet acte tendre,
Douceur d’être et de n’être pas, Car j’ai vécu de vous attendre, Et mon cœur n’était que vos pas.
Une langue se boit et se parle, et un jour elle vous possède ; alors, elle prend l’habitude de saisir les choses à votre placent elle s’empare de la bouche comme le fait le couple dans le baiser vorace. L’absolu est-il un rêve ? Non. Le bonheur existe-t-il ? Sans doute, est-ce que l’or n’existe pas ? L’homme ne peut pas plus faire du bonheur qu’il ne peut faire de l’or. Voilà tout. Il trouve le bonheur, il ne le fabrique pas. Toutes vos lois et toutes vos moeurs combinées, toute la science compliquée de tout le progrès, ne peuvent rien pour ni contre le baiser qui m’a ouvert le paradis.


L’amour est comme la fortune, il n’aime pas que l’on coure après lui. Il visite de préférence ceux qui dorment au bord des puits, et souvent les baisers des reines et des dieux descendent sur des yeux fermés. Tout ce qu’il y avait dans ton regard, dans tes paroles, dans le son de ta voix, dans tes baisers, dans tes caresses, les anges seuls pourraient le redire. Quand tu m’as quitté, j’étais enivré ; je t’ai suivie des yeux, sans sortir de la chambre, à travers les rues et les murailles ; il me semblait que je te voyais comme une forme lumineuse et heureuse. Il me restait quelque chose, en effet, de l’éblouissement de ta présence. Peu à peu cependant, ce beau soleil de joie s’est éteint dans mon cœur, j’ai regardé autour de moi, et je suis redevenu triste ; – tu n’étais plus là.

Écrire des lettres, c’est se mettre nu devant les fantômes ; ils attendent ce moment avidement. Les baisers écrits ne parviennent pas à destination, les fantômes les boivent en route.

Maintenant que ton baiser, ô Bien-Aimé, a réveillé l’eau secrète de l’amour longtemps couchée sur la pierre du silence, maintenant que cette eau ardente, amassée goutte à goutte dans l’outre de la terre, s’est liée en une source irrépressible, laisse-la jaillir ! Il y a des mots de toi qui sont plus doux qu’un baiser, et qui me remuent tout entière lorsque je les lis ! Des phrases enivrantes qui me grisent comme un vin trop capiteux.

Quand on a tant essuyé de refus et tant espéré sans oser, comment ne pas passer le restant de sa vie à considérer chaque baiser comme une victoire ?

Les plus belles choses au monde ne sont pas celles que l’on peut voir ou toucher, ce sont celles que l’on peut ressentir avec le cœur. Un couple, ce n’est pas un baiser interminable que rien ne vient altérer, comme la société actuelle en rêve, mais un affrontement où chacun cherche à déraciner l’autre de sa propre histoire.

Comment a pu naître l’idée que les lettres donneraient aux hommes le moyen de communiquer ? On peut penser à un être lointain, on peut saisir un être proche : le reste passe la force humaine. Ecrire des lettres, c’est se mettre nu devant les fantômes, ils attendent ce moment avidement. Les baisers écrits ne parviennent pas à destination, les fantômes les boivent en route. C’est grâce à cette copieuse nourriture qu’ils multiplient si fabuleusement. L’humanité le sent et lutte contre le péril ; elle a cherché à éliminer le plus qu’elle pouvait le fantomatique entre les hommes, elle a cherché à obtenir entre eux des relations naturelles, à restaurer la prix des âmes en inventant le chemin de fer, l’auto, l’aéroplane ; mais cela ne sert plus à rien ; l’adversaire est tellement plus calme, tellement plus fort ; après la poste, il a inventé le télégraphe, le téléphone, la télégraphie sans fil. Les esprits ne mourront pas de faim, mais nous, nous périrons.

Cette couleur que le matin pourpré répand sur la rose mouillée de la rosée nocturne, cette même couleur au matin rougit la bouche de ma maîtresse rafraîchie de mes baisers pendant une longue nuit, – bouche qu’alentour couronne un visage d’une blancheur neigeuse, comme la violette que tient la blanche main d’une jeune fille ; telle sous des fleurs tardives brille la cerise nouvelle, quand l’arbre porte d’un coup et l’été et le printemps.  Autant que tu portes d’espoirs, et de craintes et de joies mêlées à de continuels soucis, et de soupirs pour ceux qui t’aiment.

Quel est le mari qui oserait prendre avec sa femme les libertés délicieuses que pratiquent aussitôt les amants ? Et c’est là le plus grand prix de l’amour : l’audace des baisers. En amour, il faut oser, oser sans cesse. Nous aurions bien peu de maîtresses agréables si nous n’étions pas plus audacieux que les maris, dans nos caresses, si nous nous contentions de la plate, monotone et vulgaire habitude des nuits conjugales.

Ce qui fait que Judas est demeuré le type du traître entre tous les traîtres, en horreur aux femmes comme aux hommes, c’est qu’il osa trahir par un baiser. Combien de baisers de femmes et d’hommes, cependant, sont baisers de Judas ! Au dire de certains, je donne des baisers trop raffinés, tels que nos rudes ancêtres n’en connurent jamais. Ainsi donc, quand je serre de mes bras avides ton cou, ô ma Lumière, et que je meurs sur lui de tes charmants baisers, faut-il me soucier de ce qu’on dit de moi ? C’est à peine alors si je puis me rappeler qui je suis et où je suis.

Est-on maître d’aimer ? Pourquoi deux êtres s’aiment, Demande à l’eau qui court, demande à l’air qui fuit, Au moucheron qui vole à la flamme la nuit, Au rayon d’or qui vient baiser la grappe mûre ! Demande à ce qui chante, appelle, attend, murmure ! Demande aux nids profonds qu’avril met en émoi ! Le cœur éperdu crie : Est-ce que je sais, moi ?. Perdu d’amour et de tendresse, je sens que tout moi s’élance vers toi ; je voudrais te couvrir de baisers, recevoir ton haleine, te tenir dans mes bras, sentir ton cœur battre contre mon cœur, et m’abîmer avec toi dans un océan de bonheur et de vie. ..


Éterniser une seule heure de l’amour, la plus belle, celle, par exemple, où le mutuel aveu se perdit sous l’éclair du premier baiser, oh ! l’arrêter au passage, la fixer et s’y définir ! y incarner son esprit et son dernier vœu ! ne serait-ce donc point le rêve de tous les êtres humains ? Ce n’est que pour essayer de ressaisir cette heure idéale que l’on continue d’aimer encore, malgré les différences et les amoindrissements apportés par les heures suivantes. Oh ! ravoir celle-là, toute seule ! Mais les autres ne sont douces qu’autant qu’elles l’augmentent et la rappellent !.

C’est en s’embrassant passionnément, et longtemps, qu’on sait si on est d’accord. Le long et profond baiser, voilà la peinture, voilà l’infilmable.

Un baiser veut tout dire. Un baiser est la vérité. Sans trop d’exercices de style, sans entortillements extrêmes, sans vrilles funambulesques. Sans être en représentation, sans devoir s’affirmer, simplement. Sûr, doux, tranquille, sans hâte, sans technique, avec saveur.


Il en est des baisers comme des confidences : ils s’attirent, ils s’accélèrent, ils s’échauffent les uns par les autres. En effet, le premier ne fut pas plus tôt donné qu’un second le suivit ; puis, un autre : ils se pressaient, ils entrecoupaient la conversation, ils la remplaçaient.


Toute ta sérénité, tout ton altruisme, toute ta vertu et tout ton sacrifice s’écroulent en présence de deux êtres – homme et femme – dont tu sais qu’ils ont baisé ou qu’ils baiseront. Ce mystère impudent qui est le leur est intolérable. Et si l’un des deux est tout ce que tu rêves ? Que deviens-tu alors ?.

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