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Les pensées qu’on a dans l’obscurité ne sont pas les mêmes que celles qu’on a dans la lumière.

Le coeur de Simon migre maintenant, il est en fuite sur les orbes, sur les rails, sur les routes, déplacé dans ce caisson dont la paroi plastique, légèrement grumeleuse, brille dans les faisceaux de lumière électrique, convoyé avec une attention inouïe, comme on convoyait autrefois les coeurs des princes, comme on convoyait leurs entrailles et leur squelette, la dépouille divisée pour être répartie, inhumée en basilique, en cathédrale, en abbaye, afin de garantir un droit à son lignage, des prières à son salut, un avenir à sa mémoire –on percevait le bruit des sabots depuis le creux des chemins, sur la terre battue des villages et le pavé des cités, leur frappe lente et souveraine, puis on distinguait les flammes des torches (…) mais l’obscurité ne permettait jamais de voir cet homme, ni le reliquaire posé sur un coussin de taffetas noir, et encore moins le coeur à l’intérieur, le membrum principalissimum, le roi du corps, puisque placé au centre de la poitrine comme le souverain en son royaume, comme le soleil dans le cosmos, ce coeur niché dans une gaze brochée d’or, ce coeur que l’on pleurait.

Vous connaissez mon histoire : comment quelques mots transmis par les doigts d’un autre, un rayon de lumière d’une autre âme, ont percé l’obscurité de mon esprit et m’ont permis de me découvrir, de découvrir le monde et Dieu. Grâce à mon institutrice, qui a appris à me connaître pour me libérer de cette prison sombre et silencieuse dans laquelle j’étais murée, je suis désormais capable d’agir pour moi-même et pour les autres. C’est d’attention, plus que d’argent, dont nous avons besoin. Sans la sympathie et l’attention, le geste est vide. Si vous vous sentez sincèrement concernés, si nous pouvons faire en sorte que les citoyens de ce grand pays s’impliquent réellement, les aveugles pourront triompher de leur cécité.

C’était donc sa vie, la vie : un regard écrasé par l’obscurité et traversé par la lumière le sentiment d’être relié à ce qu’on ne peut pas toucher mais que l’on voit, que l’on ressent.

Mais l’obscurité, on en a besoin. On a besoin de l’opaque. Un humain a besoin de l’obscur. C’est fertile. On ne peut pas vivre toujours dans la clarté des miradors. C’est aveuglant. Ca ne fait pas de lumière.

Au milieu des ténèbres, je souris à la vie, comme si je connaissais la formule magique qui change le mal et la tristesse en clarté et en bonheur. Alors, je cherche une raison à cette joie, je n’en trouve pas et ne puis m’empêcher de sourire de moi-même. Je crois que la vie elle-même est l’unique secret. Car l’obscurité profonde est belle et douce comme du velours, quand on sait l’observer. Et la vie chante aussi dans le sable qui crisse sous les pas lents et lourds de la sentinelle, quand on sait l’entendre.

Je cours. Je cours parce que j’ai peur de l’obscurité. Je cours de plus en plus vite. Et tout à coup je crois entendre une autre course derrière moi. Et tout à coup je suis sûre que derrière moi quelqu’un court dans mon sillage. Tout en courant je me retourne et je vois. C’est une très grande femme, très maigre, maigre comme la mort qui rit et qui court. Elle est pieds nus, elle court après moi pour me rattraper.

Comme le savent tous les historiens, l’histoire est une immensité obscure, qui résonne d’échos. Des voix peuvent parvenir à nos oreilles, mais ce qu’elles nous disent est prégnant de l’obscurité de la matrice d’où elles proviennent, et quels que soient nos efforts, nous ne pouvons pas toujours les déchiffrer avec précision à la lumière plus nette du jour d’aujourd’hui.

Ici, les lignées, elles s’éteignent toutes les unes après les autres, comme des bougies qui n’ont plus de cire à brûler. C’est ça le truc, la mèche, c’est rien du tout si il y a plus de cire, une sorte de pâte humaine, si bien que l’obscurité gagne un peu plus de terrain chaque jour ; et personne n’est assez puissant pour contrecarrer le projet de la nuit.

En vrai, ça dure pas bien longtemps, une journée qui se répète pour rien. Je préfère la nuit. Quand j’en ai pas assez, je garde les yeux fermés une partie du jour. Tout se ralentit dans l’obscurité, vu qu’il y a rien qui indique le temps si on n’a pas de pendule, et il y en a pas dans ma chambre, juste la cloche qui sonne dehors, mais je l’ai perdu depuis longtemps ce compte-là. C’est pour ça que j’aime la nuit, parce que le temps peut s’accrocher nulle part.

Quand vous regardez à l’horizon et que l’obscurité est tout ce que vous voyez seule la raison et la détermination peuvent vous retenir de l’abîme !

Les gens sont comme des vitraux. Ils brillent tant qu’il fait soleil, mais, quand vient l’obscurité, leur beauté n’apparaît que s’ils sont illuminés de l’intérieur.

Tout obstacle renforce la détermination. Celui qui s’est fixé un but n’en change pas.

La détermination vous donne toute la hargne d’accomplir votre rêve, laissez influer votre raison pour exaucer votre action.

Quand j’étais p’tite, ma mère me disait que j’étais un morceau de ciel bleu qui était venu au monde parce que mon père et elle s’aimaient énormément. Ce n’est que plus tard que j’ai compris que ce n’était pas tout à fait vrai. La plupart des bébés ne sont que des coïncidences. J’veux dire qu’au ciel, il y a des milliers d’âmes qui se promènent à la recherche de corps où habiter. Et là, sur la Terre, deux personnes s’accouplent, enfin dîtes le comme vous voulez, et BAM coïncidence. Oh bien sûr, on entend toujours un tas d’histoires sur la façon dont les gens ont planifié leur petite famille parfaite, mais la vérité c’est que la plupart des bébés sont le résultat de soirées bien arrosées et de manque de contraception. Ce sont des accidents. Seuls les gens qui ont des difficultés à faire des bébés, planifient leurs arrivés. Mais moi, je n’suis pas une coïncidence. J’ai été conçue pour une raison bien particulière. L’avenir d’un enfant est l’oeuvre de sa mère.

La simplicité possède des dimensions qui vont au-delà du purement esthétique : elle peut être le reflet de qualité innée, intérieure, ou la quête d’une compréhension philosophique ou littéraire de l’harmonie, de la raison et de la vérité.

Effacer le passé, on le peut toujours : c’est une affaire de regret, de désaveu, d’oubli. Mais on n’évite pas l’avenir.

Appeler les femmes « le sexe faible » est une diffamation ; c’est l’injustice de l’homme envers la femme. Si la non-violence est la loi de l’humanité, l’avenir appartient aux femmes.

L’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence. Voilà l’équation.

On ne peut battre son adversaire que par l’amour et non la haine. La haine est la forme la plus subtile de la violence. La haine blesse celui qui hait, et non le haï.

La seule manière de sortir de la violence consisterait à prendre conscience des mécanismes de répulsion, d’exclusion, de haine ou encore de mépris afin de les réduire à néant grâce à une éducation de l’enfant relayée par tous.

Il y a deux sortes de maladies des hommes : les unes involontaires et innocentes, les maladies du corps ; les autres volontaires, la méchanceté et la violence, qui rendent le malade coupable. 

 Il est plus facile de conduire les masses par la douceur que par la violence, car la force est toujours au grand nombre. 

Les personnes faibles sont incapables d’un amour profond. Elles n’oseraient s’exposer ou se livrer à tous les bouleversements que cause cette passion. Pour l’éprouver dans toute sa violence, il faut avoir une grande force d’âme.

Dans le vaste domaine de la nature vivante il règne une violence manifeste, une espèce de rage prescrite qui arme tous les êtres in mutua funera. L’homme tue pour se nourrir ; il tue pour se vêtir ; il tue pour se parer ; il tue pour attaquer ; il tue pour s’instruire ; il tue pour s’amuser ; il tue pour tuer.

Il y a des douleurs physiques dont la violence, parvenue à un degré intolérable, tient l’action de la sensibilité quelque temps interrompue. On ne sent plus, on ne souffre plus, on n’est pas mal.

La faiblesse est sujette à la violence, elle n’a pas le courage d’agir sans s’exaspérer.

À lire

Note : 1 sur 5.
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