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On prend parfois des décisions en pensant trouver un sens dans le futur à une situation perçue comme un non-sens dans le présent. Apprendre à vivre, c’est apprendre à lâcher prise

C’EST POURTANT PLUS TARD QUE L’ON SE REND COMPTE QUE CET AVENIR DEVENU PRÉSENT N’A PAS PLUS DE SENS QUE LE PASSÉ.

Nous traversons le présent les yeux bandés. Tout au plus pouvons-nous pressentir et deviner ce que nous sommes en train de vivre. Plus tard seulement, quand est dénoué le bandeau et que nous examinons le passé, nous nous rendons compte de ce que nous avons vécu et nous en comprenons le sens.

Il y a trois temps : le présent du passé, le présent du présent, le présent du futur. Le présent du passé, c’est la mémoire ; le présent du présent, c’est l’intuition directe ; le présent de l’avenir, c’est l’attente.

En littérature, il y a beaucoup de passé et un peu de futur, mais il n’y a pas de présent. Au cinéma, il n’y a que du présent qui ne fait que passer.

Le présent est fait de déformations du passé et d’ébauches imprécises de l’avenir. Et quoi qu’on fasse, le présent n’est jamais qu’une vaste et bruyante fabrique du passé.

Préparer l’avenir ce n’est que fonder le présent. Il n’est jamais que du présent à mettre en ordre. À quoi bon discuter cet héritage. L’avenir, tu n’as point à le prévoir mais à le permettre.

Le présent est une prison sans barreaux, un filet invisible, sans odeur et sans masse, qui nous enveloppe de partout. Il n’a ni apparence ni existence, et nous n’en sortons jamais. Aucun corps, jamais, n’a vécu ailleurs que dans le présent, aucun esprit, jamais, n’a rien pensé qu’au présent. C’est dans le présent que nous nous souvenons du passé, c’est dans le présent que nous nous projetons dans l’avenir. Le présent change tout le temps et il ne cesse jamais d’être là. Et nous en sommes prisonniers.

C’est dans l’éternité que, dès à présent, il faut vivre. Et c’est dès à présent qu’il faut vivre dans l’éternité. Qu’importe la vie éternelle, sans la conscience à chaque instant de cette durée.

Profite, agrémente ton présent d’un coulis de bonheur qui s’offre à toi telle une semence de joie. Car, lorsque ton présent scintillera dans le passé, tu vivras de nouveau d’un présent d’heureux souvenirs pour un futur souriant et pétillant !

Le passé n’est que l’artisan de notre présent et le futur s’élève loin devant. Nous sommes ce que la vie à fait de nous, tout ce que nous avons vécu dans le passé a construit notre présent, et tout ce que nous faisons dans le présent construira notre avenir. Mais alors le présent n’est-il pas déjà passé, et le futur présent ?

Parfois, lâcher prise est un acte plus puissant que se défendre ou s’accrocher.

Faire confiance n’est pas la même chose que d’attendre ou anticiper, cela signifie lâcher prise et sentir l’absence de manque.

Le temps file, le temps n’attend personne. Le temps guérit toutes les blessures. Tous autant que nous sommes nous voulons plus de temps. Du temps pour se relever, du temps pour grandir, du temps pour lâcher prise. Du temps.

La générosité, c’est la non-avidité mise en oeuvre ; c’est l’empressement à donner, à partager, à lâcher prise. Nous avons envie de donner parce que nous ressentons de l’amour, et dans l’acte de donner, le sentiment d’amour s’accroît encore davantage.

Pour déposer les armes et se réconcilier avec la vie, il est essentiel d’arriver à lâcher prise et à se défaire de la mentalité de victime. Une victime ne profite pas de la vie. Elle est trop occupée à s’apitoyer sur son sort, à se sentir impuissante, à se poser en martyre, à s’inquiéter, à se plaindre, à voir le mauvais côté des choses, à ne profiter de rien et à adresser des reproches à tout le monde.

Parfois nous sommes impuissants, car certaines choses ne dépendent pas de nous. Cela nous pousse à apprendre le lâcher-prise, à ne pas vouloir tout contrôler, à grandir dans la confiance, dans le détachement, dans l’humilité, dans la sérénité, dans l’amour.

On entend dire parfois que tel homme ne mérite pas telle femme ? ou l’inverse ?, car ils n’ont pas le même niveau de diplôme, ou la même éducation. Mais c’est oublier que ce ne sont pas des esprits qui se choisissent, mais des corps, de manière instinctive, inconsciente. Le secret de l’amour ne repose surtout pas sur un choix réfléchi, après avoir pesé les qualités et les défauts de l’autre.

Le temps file, le temps n’attend personne. Le temps guérit toutes les blessures. Tous autant que nous sommes nous voulons plus de temps. Du temps pour se relever, du temps pour grandir, du temps pour lâcher prise. Du temps.

Mon passe-temps favori, c’est laisser passer le temps, avoir du temps, prendre son temps, perdre son temps, vivre à contretemps.

Il y a un temps pour tout, un temps de pleurer, un temps de rire, un temps à se lamenter et un temps de danser.

Le temps présent est semblable à la boule d’argile, le temps passé à la poussière de la terre, et le temps futur à la cruche.

Tout jardin est, d’abord l’apprentissage du temps, du temps qu’il fait, la pluie, le vent, le soleil, et le temps qui passe, le cycle des saisons.

C’est là une des contradictions de la littérature, qu’il y a un temps pour vivre, et un temps pour écrire, et que, dans le temps où l’on écrit, on n’a guère celui de vivre.

Le temps, dit-on, ne vient qu’une fois, mais on dit aussi qu’il faut avoir le temps de l’attendre.

De temps en temps, il faut savoir se montrer courageux et sauter du haut de la falaise.

Si tu ne profites pas du temps que tu as de libre tu n’en profiterais pas davantage quand ce temps serait dix fois plus considérable.

Il y a ceux qui écrivent l’histoire et ceux qui ont besoin de lunettes pour la lire.

La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas ?

On essaie de se dire que la réalité vaut mieux que le rêve. On se persuade qu’il vaut mieux ne pas rêver du tout. Les plus solides d’entre nous, les déterminés s’accrochent à leurs rêves. Il arrive aussi qu’on se retrouve en face d’un rêve tout neuf qu’on avait jamais envisagé. Un jour on se réveille, et contre toute attente, l’espoir renaît, et avec un peu de chance on se rend compte, en affrontant les événements, en affrontant la vie, que le véritable rêve, c’est d’être encore capable de rêver.

Bien souvent courir après ce qui nous fait plaisir signifie abandonner ce qui est juste à nos yeux.

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