On peut être plus souple avec les enfants… les journées sont longues !


A propos de la gestion des enfants et adolescents en cette période de confinement.

Je pense que l’on peut faire preuve de plus de souplesse que d’habitude, inutile de les lever aussi tôt ou de les réveiller, et mieux vaut pour le coup s’adapter à leur rythme, donc on adapte ! On sait qu’habituellement les enfants avec le rythme de l’école, ou du collège, se réveillent trop tôt et sont souvent en manque de sommeil, donc on peut être plus souple à ce niveau-là, c’est important pour eux… et les journées sont longues !

Les vrais livres doivent être les enfants non du grand jour et de la causerie, mais de l’obscurité et du silence.

On pense toujours connaître ses enfants jusqu’au jour où l’on découvre qu’ils sont faits de chair et d’os comme les autres humains.

 Varier les contenus (jeux éducatifs, documentaires animaliers, musique, etc.) peut-il réduire les effets indésirables des écrans sur un enfant de 3 ans ?

Il faut en effet veiller à trouver des contenus adaptés à l’âge de l’enfant, mais là aussi je crois qu’il faut s’adapter à la situation et surtout qu’il ne faut pas culpabiliser à avoir recours aux écrans pendant cette période très spéciale. Bien sûr, pour les plus jeunes, il faut diversifier les activités, mais cela dépendra beaucoup de l’âge, et on ne peut pas se mettre les mêmes contraintes éducatives qu’en période habituelle.

Les parents comprennent peu les enfants parce que les enfants ne trouvent pas les mots pour s’expliquer.

Ce sont des choses que les enfants même petits peuvent comprendre ; les règles ne sont pas les mêmes car il faut s’adapter, mais quand on reviendra à la normale on reprendra les mêmes exigences.

Pour les plus de 12 ans, ce ne sera pas vraiment un problème car ils sont reliés par les réseaux sociaux, c’est d’ailleurs souvent leur principal moyen de communication. C’est aussi pourquoi il ne faudra pas les priver d’écran pendant cette période, cela les aide aussi à gérer leur anxiété, à partager leurs émotions, mieux souvent qu’avec leurs parents, en tout cas différemment.

Pour les enfants de l’école primaire, je pense qu’il peut être éventuellement intéressant d’organiser des Skype espacés, mais ce support ne conviendra pas à tous, surtout s’ils sont petits. Il faut simplement leur expliquer que leurs copains vivent la même chose.

Déjà, il faut comprendre que l’anxiété des enfants dépend de celle des parents, donc l’essentiel est déjà de prendre soin de soi et éviter les supports d’informations anxiogènes, voire les informations tout court (en tout cas les limiter). Vous pouvez expliquer les choses simplement, comme vous les comprenez, avec vos mots, mais sans donner de détail ; pour les enfants si petits le confinement va être plutôt perçu positivement car ils sont moins sensibles à leurs relations sociales. Dites-vous qu’avec les enfants jeunes en général ce ne sont pas tant les mots qui comptent que l’ambiance émotionnelle, donc prenez soin de vous pour vivre les choses sereinement.

Même enfant unique, il n’est pas isolé puisqu’il est avec vous ! Ce n’est pas grave de ne pas interagir avec d’autres enfants pendant une période limitée. Vous pouvez continuer à lui parler de ses copains, et à travers les histoires que vous lui lisez, les dessins animés, etc., il est question de lien et d’interaction.

A part des petits exercices de sport ? Les enfants tournent comme des lions en cage en fin de journée.

Oui, c’est la vraie question des enfants en appartement ! Il y a des applis d’exercices que l’on peut télécharger plutôt pour adultes mais pour le coup à appliquer aux enfants, deux fois vingt minutes c’est déjà un objectif.

Avec les ados on peut imaginer une forme de conseil de famille (s’ils n’ont pas de problème particulier). On pose le problème : les conflits, les grignotages et chacun peut exposer des solutions à tour de rôle. Que l’on essaie de mettre en place. Il faut les responsabiliser aussi. Peut-être que les conflits sont utiles pour eux et leur permettent d’interagir mais toute la maison ne doit pas en souffrir, donc on pose cela en famille. Avec des plannings qui leur permettent de ne pas être désœuvrés.

Je crois que c’est encore le début du confinement et nous sommes tous désorganisés, c’est normal. Même pour nous adultes, c’est plus difficile de se motiver et de se concentrer, si l’on a un naturel anxieux, encore plus. C’est pareil pour les jeunes, il faut un temps d’adaptation, il faut le rassurer là-dessus, le travail scolaire à ce stade n’est pas la priorité.

Lui proposer des temps d’échange avec vous, partager des intérêts sans se focaliser sur les devoirs, on peut se laisser encore quelques jours, c’est un phénomène logique.

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