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Coronavirus. Tous les espaces verts interdits dans le Bas-Rhin jusqu'au 15 avril

Parcs, jardins publics, forêts, plans d’eau, berges, aires de jeux, parcours de santé et autres terrains de sports urbains… La préfète a décidé d’interdir leur accès « face au non-respect des mesures de confinement par une partie de la population ».

La préfecture du Bas-Rhin a interdit l’accès vendredi et jusqu’au 15 avril aux parcs, forêts et plans d’eau, face au non-respect des mesures de confinement précédemment mises en place pour tenter de juguler l’épidémie de coronavirus, a-t-elle annoncé dans un communiqué.

« Face au non-respect des mesures de confinement par une partie de la population », la préfète du Bas-Rhin Josiane Chevalier a décidé d’interdire « l’accès à l’ensemble des parcs, jardins publics, gravières, forêts, plans d’eau, berges, aires de jeux, parcours de santé et terrains de sports urbains »(..)

-A LIRE SUR https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-tous-les-espaces-verts-interdits-dans-le-bas-rhin-jusqu-au-15-avril-6787383

  • UNE AVENTURE, UN RÊVE, UN SOURIRE

    Aujourd’hui, Un Rêve, Un Sourire c’est plus de 30 bénévoles très actifs qui mettent tout en œuvre pour faire avancer l’action associative et faire que plus d’enfants soient bénéficiaires de notre expérience. Des liens magiques se créent avec les familles, les enfants, mais également entre les bénévoles !

    L’association Un Rêve un sourire vient de vivre une aventure unique grâce à un partenariat né avec l’émission télévisée les Anges de la téléréalité. Les premiers contacts ont commencé lors de la réalisation du rêve de Morgane en été 2013, en assistant à l’émission Secret story. Eddy, l’un des candidats, avait porté une attention toute particulière à l’association ploudaniéloise. Il participa ensuite à une nouvelle saison des Anges de la téléréalité.

    Rêver de sourire et voir un enfant sourire, annonce que vous recevrez prochainement un présent.
    Rêver de sourire et sourire à plusieurs en rêve, annonce une réussite inattendue.
    Rêver de sourire à une personne que vous connaissez peut vouloir dire que vous vous querellerez avec celle-ci prochainement.

    Le Challenge

    D’après les témoignages recueillis, les effets sur le mental sont très visibles après la réalisation d’un rêve. Réaliser le rêve d’un enfant souffrant de pathologie chronique ou de handicap est une action merveilleuse qui n’a pas de prix au vu du résultat sur l’enfant et sur sa famille.

    Les informations portées sur ce formulaire sont obligatoires. Elles font l’objet d’un traitement informatisé destiné à évaluer la faisabilité de la réalisation du rêve demandé en fonction des statuts de l’association Un Rêve, Un Sourire . Seuls les adhérents de l’association Un Rêve, Un Sourire auront accès à ces informations.

    Pour réaliser le rêve de votre enfant porteur de pathologie chronique et / ou en situation de handicap, vous avez frappé à la bonne porte ! 

    Quelques détails essentiels avant de lancer une procédure s’imposent :

    • VOTRE ENFANT SOUFFRE D’ UNE PATHOLOGIE CHRONIQUE ET/OU EST PORTEUR D’ UN HANDICAP 
    • VOTRE ENFANT DOIT AVOIR ENTRE 7 ET 17 ANS 
    • L’ENFANT NE PEUT EFFECTUER SEUL LA DEMANDE. Il ne doit pas être au courant de la démarche entreprise pour la réalisation de son rêve
    • VOTRE DEMANDE EST SOUMISE A L’ APPROBATION DE L’ ASSOCIATION EN COMMISSION
    • L’ENFANT DOIT ETRE DOMICILIÉ EN FRANCE MÉTROPOLITAINE
    • LES DEMANDES DE VOYAGE TOURISTIQUE NE SERONT PAS PRIS EN COMPTE

    La demande de rêve se fait en ligne. Cela vous prendra environ 15 minutes. Une fois le formulaire terminé, l’équipe d’Un Rêve, Un Sourire prendra contact avec vous. Cette étape peut paraitre fastidieuse mais est nécessaire. Toutes les informations resteront confidentielles.

    FAIRE UNE DEMANDE DE RÊVE

    Le déroulé d’un rêve

    Une fois le formulaire d’inscription rempli, nos équipes vous conctacteront pour faire le point sur votre demande et vous demanderont des documents supplémentaires nécessaires à l’elaboration de votre dossier de demande.

    Après validation en commission dans un délai maximal de 3 mois après votre demande et accord de cette dernière pour la réalisation du rêve, 2 bénévoles seront désignés pour la mise en place du projet de rêve. Leurs missions sont  de trouver le lieu où se déroulera le rêve, les transports, l’hébergement et la restauration si besoin et d’accompagner l’enfant et son accompagnant lors de la réalisation du rêve.

    Vous serez en contact avec ces 2 bénévoles régulièrement mais attention, l’enfant ne devra jamais être au courant de la préparation de son rêve. La surprise doit être totale.

    L’aventure se construit d’un rêve qui se transmet d’une envie qui se réalise… Alors pour moi qui ne rêve pas, je ne vivrais jamais d’aventures et j’envie toutes celles et tous ceux qui me les font découvrir de par leurs souvenirs…

    Tous les frais inhérents au rêve seront intégralement pris en charge par l’association pour l’enfant et un accompagnant adulte.

    Le déroulement du rêve le jour J sera retransmis en direct sur les réseaux sociaux.

    Avec ses bénévoles très actifs, les familles et les enfants, l’association est avant tout une aventure humaine extraordinaire. 

    Un rêve un sourire souhaite aujourd’hui promouvoir ses actions auprès d’un large public et donner envie d’y participer par le bénévolat, le partenariat ou l’envoi de dons.

    A LIRE SUR : faire un don

    La magie opère toujours et l’envie de faire briller toujours plus d’étoiles les anime. Ces actions sont des moments riches en émotion qui ont un impact très positif sur le moral de l’enfant et de sa famille. Forte de son expérience, la réalisation de ces rêves en toute surprise avec la famille du petit rêveur : ce n’est que le jour J que ce dernier découvre qu’il va pouvoir réaliser son rêve avec l’arrivée de l’association chez lui. Plus de 30 bénévoles œuvrent dans la France entière pour répondre à la demande et partager cette aventure humaine qui se poursuit bien au-delà de la réalisation du rêve.

    Parfois exclus dès la naissance


    Pour de nombreux enfants handicapés, l’exclusion sociale commence dès les premiers jours de leur vie, quand leur naissance n’est pas inscrite sur les registres de l’état civil. Faute de reconnaissance officielle, ils sont privés de protection juridique et exclus des services sociaux pourtant essentiels à leur survie et à leur avenir. Leur marginalisation ne fait ensuite que s’aggraver du fait de la discrimination. Appuyer davantage l’intégration des enfants handicapés contribuerait à vaincre la discrimination qui les relègue aux marges de la société. Valoriser leurs aptitudes et leur potentiel serait bénéfique à l’ensemble de la société.

    Les enfants handicapés figurent ainsi parmi les plus marginalisés du monde. Les enfants vivant dans la pauvreté sont parmi ceux qui sont le plus souvent privés d’éducation et de soins de santé mais ceux à la fois pauvres et handicapés ont encore moins de chances de bénéficier de ces services.
     

    Une aventure humaine exceptionnelle qui prouve que le handicap n’est pas un frein aux projets les plus fous. 

    Grâce à la prise en charge globale des besoins des enfants, dans toutes les dimensions de leur développement,
    Pour un Sourire d’Enfant optimise leurs chances de se réaliser pleinement, tant sur le plan humain que professionnel. Les pauvres vivent dans une très grande misère à la fois matérielle, physique et morale.
    Et les enfants en sont les premières victimes : leur avenir se limite aux décharges ou à l’errance dans les rues avec tous ses dangers.

    Les enfants disposant de capacités différentes

    On estime à environ 150 millions le nombre d’enfants au monde qui souffrent d’un handicap ; 80% d’entre eux vivent dans des pays en voie de développement. Le plus souvent, ils n’ont pas accès aux soins appropriés et sont victimes de nombreuses discriminations.

    Et pourtant, selon le rapport de l’UNICEF, les enfants handicapés sont ceux qui risquent le plus d’être privés d’accès à la santé et à l’école. Ils sont parmi les plus vulnérables face à la violence, à la maltraitance, à l’exploitation et au manque de soins. Cette vulnérabilité est d’autant plus forte que nombre d’entre eux sont soustraits aux regards ou placés en institution du fait du rejet social dont il sont l’objet ou des coûts que nécessite leur prise en charge.
    Dans de nombreux pays, des enfants handicapés sont privés d’école ou de soins de santé, voire maltraités ou exploités… Ces enfants ont pourtant les mêmes droits que tous les autres, et il est dans l’intérêt de tous qu’ils jouent un rôle à part entière dans la société ! La nouvelle édition du rapport phare de l’UNICEF, La Situation des enfants dans le monde, est consacrée à ces enfants vulnérables que l’on ne voit pas assez.

    Des statistiques destinées à souligner un problème : c’est souvent comme cela que commencent les rapports comme celui-ci… Mais les filles et les garçons dont il est question ici ne constituent pas un problème. Ils sont cette sœur, ce frère ou cet ami qui a un plat, une chanson ou un jeu préféré ; cette fille ou ce fils qui nourrit des rêves et veut les réaliser ; cet enfant handicapé qui a les mêmes droits que tout autre enfant…

    Causes

    Les causes du handicap sont multiples, et il est malheureusement vrai que beaucoup de cas pourraient être évités grâce à la prévention et à un meilleur accès aux soins. En effet, le handicap est principalement causé par :

    • des troubles génétiques ;
    • des maladies (la polio, par exemple) ;
    • la malnutrition ;
    • la guerre (notamment les mines anti-personnelles) ;
    • le manque d’hygiène et de soins ;
    • la pauvreté (qui entraîne souvent les causes citées ci-dessus).

    Les droits des enfants handicapés

    Les enfants handicapés sont des enfants comme les autres: dans l’esprit de la Convention des droits de l’enfant (CIDE), ils sont sujets de droits au même titre que n’importe quel enfant.

    Outre le droit à la non-discrimination mentionné plus haut, il faut souligner que les enfants en situation de handicap bénéficient de tous les droits garantis par la Convention, et notamment des droits suivants :

    Le droit aux soins

    Le deuxième paragraphe de l’art. 23 CIDE, consacré à la situation des enfants souffrant de handicap, garantit leur droit de bénéficier de soins spéciaux et de demander l’octroi d’une aide étatique, adaptée à l’état de l’enfant et à la situation de ses parents ou de ceux à qui il est confié.

    L’accès aux soins pour les enfants en situation de handicap est une évidence, mais en pratique, nombre de ces enfants sont entièrement privés de suivi médical. Leurs chances de guérir ou, du moins, de vivre en souffrant moins du handicap, sont ainsi souvent réduites à néant.

    Qui sont-ils, où sont-ils et combien ?

     On estime que dans le monde, environ 93 millions d’enfants souffrent d’une forme de handicap. Mais il existe en réalité peu de données fiables sur le nombre d’enfants handicapés, leur type de handicap et les conséquences qu’il a sur leur vie. Rares sont par conséquent les gouvernements qui disposent de critères rationnels en fonction desquels allouer des ressources en faveur des enfants handicapés et de leur famille.
     
    L’UNICEF milite en faveur d’un programme mondial concerté de recherche sur les handicaps qui collecterait et analyserait les données afin d’orienter la planification et l’allocation de ressources.

    Une grande marge de progrès

    Globalement, la marge de progrès dans le domaine des droits de l’enfant souffrant de handicap est énorme. A commencer par la dénomination appropriée : à la place d’enfants handicapés, préférons parler d’enfants disposant de capacités différentes.

    Le mot « handicapé » a souvent une connotation péjorative : un handicapé souffre d’incapacités, la tentation est alors grande de le traiter comme un incapable. Or, un enfant souffrant de handicap est capable de beaucoup de choses positives, et surtout de progresser, si on lui en donne les moyens.

    C’est en effet un véritable changement de mentalité qui est nécessaire afin de garantir aux enfants disposant de capacités différentes le respect de leurs droits. Il est également impératif que les États s’engagent à mettre en place un cadre juridique et institutionnel qui leur assure une protection effective, et leur permette de sortir de l’ombre et de bénéficier de conditions de vie dignes ainsi que des opportunités qu’ils méritent.

    Et en France ?

     La sortie de ce rapport clé, à quelques semaines du prochain Comité Interministériel sur le handicap, est l’occasion pour l’UNICEF France de rappeler que la situation de très nombreux enfants porteurs de handicaps est aussi critique dans notre pays. « Des signes encourageants ont été donnés ces derniers mois par le gouvernement mais il est nécessaire d’accélérer les progrès en faveur des enfants handicapés. Dans le domaine de l’éducation par exemple, 20 000 enfants handicapés ne sont pas scolarisés, explique Michèle Barzach, présidente de l’UNICEF France. La France a signé et ratifié la CIDE et la CDPH, il est donc essentiel qu’elle les rende effectives sur son territoire national ».



     

  • N’invisibilisons pas Breonna Taylor, femme noire tuée par la police avant George Floyd
    N’invisibilisons pas #BreonnaTaylor, femme noire tuée par la police avant George Floyd — À lire sur www.google.fr/amp/s/amp.terrafemina.com/article/george-floyd-pourquoi-il-est-important-de-ne-pas-oublier-le-meurtre-de-breonna-taylor_a353980/1
  • Ruth Bader Ginsburg fait partie de ces femmes qui se sont battues pour l’égalité entre les sexes !

    .C’est souvent la même histoire. Ça commence par des promesses d’amour et puis, un jour, les coups surviennent. Et c’est une spirale infernale qui se met en route. 

    Ruth Bader Ginsburg fait partie de ces femmes qui se sont battues pour l’égalité entre les sexes. Juge célèbre aux États-Unis, elle a travaillé sur des cas judiciaires qui ont questionné le sexisme et les inégalités entre les hommes et les femmes. Aujourd’hui, cette icône féministe est à l’honneur dans un documentaire, RBG, qui retrace son incroyable parcours. De son enfance à sa place en tant que juge à la Cour suprême des États-Unis, un film qui a apparu au cinéma le 10 octobre 2018, c’est fascinant.

    Tous les droits qui nous sont (heureusement) aujourd’hui acquis l’ont été au prix d’une lutte constante et acharnée de militantes féministes et parfois de leurs vies. Mais la misogynie a la vie fâcheusement dure et de nos jours, certains combats doivent se poursuivre pour que l’égalité devienne enfin une réalité.  les violences faites aux femmes en diffusant notamment un documentaire qui suit les combats et les parcours judiciaires de plusieurs victimes.

    À 87 ans, Ruth Bader Ginsburg est devenue une icône de la pop  culture. Juge à la Cour Suprême des Etats-Unis, elle a construit un  incroyable héritage juridique. Guerrière, elle s’est battue pour  l’égalité hommes/femmes, et toutes formes de discrimination. Son aura  transgénérationnelle dépasse tous les clivages, elle est aujourd’hui  l’une des femmes les plus influentes au monde et le dernier rempart  anti-Trump. Betsy West et Julie Cohen nous font découvrir la fascinante  vie de celle que l’on nomme désormais « Notorious RBG ».

    Ces femmes ont le courage de témoigner à visage découvert des difficultés qu’elles rencontrent pour faire simplement reconnaître leur statut de victimes. Quand l’autre, l’agresseur, est prêt à tout pour vous faire payer. Féministe convaincue, farouchement déterminée à faire changer les codes de Napoléon après sa chute, elle fut l’une des rares à prendre le taureau par les cornes en évoquant le droit de vote des femmes et pas seulement des lois pour l’égalité. Elle crée ainsi la société Le Suffrage des Femmes et présente ses idées au cours de grands congrès mais fait face à une audience peu réceptive. Loin de s’arrêter sur des échecs, elle ira jusqu’à faire la grève des impôts (estimant que les femmes, fautes de représentation légales, ne devraient pas être imposables) et, en 1908, à briser une urne à Paris lors des élections municipales. Elle se présentera symboliquement aux législatives deux ans plus tard.

    Ruth Bader Ginsburg est une juge de la Cour suprême des États-Unis, la deuxième femme à être nommée à ce poste.

    Jeunesse et éducation

    Celia elle-même n’a pas fréquenté l’université, mais a plutôt travaillé dans une usine de confection pour aider à payer les études universitaires de son frère, un acte d’altruisme qui a toujours impressionné Ginsburg. Au lycée James Madison de Brooklyn, Ginsburg a travaillé avec diligence et a excellé dans ses études. Malheureusement, sa mère a lutté contre le cancer tout au long des années de lycée à Ginsburg et est décédée la veille du diplôme de Ginsburg.

    Ruth Joan Bader Ginsburg est née Ruth Joan Bader le 15 mars 1933 à Brooklyn, New York. Deuxième fille de Nathan et Celia Bader, elle a grandi dans un quartier ouvrier à faible revenu de Brooklyn. La mère de Ginsburg, qui a eu une influence majeure dans sa vie, lui a enseigné la valeur de l’indépendance et d’une bonne éducation.

    Qui est Ruth Bader Ginsburg?

    Ruth Bader Ginsburg est diplômée de la Columbia Law School, devenant une ardente défenseure des tribunaux pour le traitement équitable des femmes et travaillant avec le Women’s Rights Project de l’ACLU. Elle a été nommée par le président Carter à la Cour d’appel des États-Unis en 1980 et a été nommée à la Cour suprême par le président Clinton en 1993.

    Vie personnelle et mari

    À Harvard, Ginsburg a appris à équilibrer la vie de mère et son nouveau rôle d’étudiante en droit. Elle a également rencontré un environnement hostile très dominé par les hommes, avec seulement huit autres femmes dans sa classe de plus de 500 personnes. Les femmes ont été réprimandées par le doyen de la faculté de droit pour avoir remplacé des hommes qualifiés. Mais Ginsburg a continué et a excellé sur le plan académique, devenant finalement la première femme membre du prestigieux Harvard Law Review .

    Ginsburg a obtenu son baccalauréat en administration publique de l’Université Cornell en 1954, terminant première de sa classe. Elle a épousé l’étudiant en droit Martin D. Ginsburg la même année. Les premières années de leur mariage ont été difficiles, car leur premier enfant, Jane, est né peu de temps après que Martin a été enrôlé dans l’armée en 1954. Il a servi pendant deux ans et, après sa libération, le couple est retourné à Harvard, où Ginsburg s’est également enrôlé. .

    Défendre l’égalité des sexes

    Cependant, Ginsburg pensait également que la loi ne tenait pas compte du genre et que tous les groupes avaient droit à l’égalité des droits. L’une des cinq affaires qu’elle a remportées devant la Cour suprême concernait une partie de la loi sur la sécurité sociale qui favorisait les femmes par rapport aux hommes car elle accordait certains avantages aux veuves mais pas aux veufs.

    Ensuite, un autre défi: Martin a contracté un cancer des testicules en 1956, nécessitant un traitement intensif et une rééducation. Ginsburg s’est occupée de sa jeune fille et de son mari convalescent, prenant des notes pour lui en classe pendant qu’elle poursuivait ses propres études de droit. Martin a récupéré, est diplômé de la faculté de droit et a accepté un poste dans un cabinet d’avocats à New York.

    Pour rejoindre son mari à New York, Ginsburg a été transférée à la Columbia Law School, où elle a été élue à la revue de droit de l’école. Elle a obtenu son premier diplôme dans sa classe en 1959. Malgré ses antécédents scolaires exceptionnels, Ginsburg a cependant continué à faire l’objet de discrimination sexuelle tout en cherchant un emploi après l’obtention de son diplôme.

    Après avoir travaillé pour le juge de district américain Edmund L. Palmieri (1959-1961), Ginsburg enseigna à la Rutgers University Law School (1963-1972) et à Columbia (1972-1980), où elle devint la première femme professeur titulaire de l’école. Au cours des années 1970, elle a également été directrice du Women’s Rights Project de l’American Civil Liberties Union, pour lequel elle a plaidé six affaires marquantes sur l’égalité des sexes devant la Cour suprême des États-Unis.

    Sur la Cour suprême

    En tant que juge, Ginsburg privilégie la prudence, la modération et la retenue. Elle est considérée comme faisant partie du bloc libéral modéré de la Cour suprême, présentant une voix forte en faveur de l’égalité des sexes, des droits des travailleurs et de la séparation de l’Église et de l’État. En 1996, Ginsburg a écrit la décision historique de la Cour suprême dans United States v. Virginia , selon laquelle le Virginia Military Institute, soutenu par l’État, ne pouvait refuser d’admettre des femmes. En 1999, elle a remporté le Thurgood Marshall Award de l’American Bar Association pour sa contribution à l’égalité des sexes et aux droits civils.

    Les audiences du comité judiciaire du Sénat ont été inhabituellement amicales, malgré la frustration exprimée par certains sénateurs face aux réponses évasives de Ginsburg à des situations hypothétiques. Plusieurs se sont dits préoccupés par la façon dont elle pourrait passer de l’avocate sociale à la Cour suprême. En fin de compte, elle a été facilement confirmée par le Sénat, 96-3.

    En 1980, le président Jimmy Carter nommé Ginsburg à la Cour d’appel des États-Unis pour le district de Columbia. Elle y a servi jusqu’à ce qu’elle soit nommée à la Cour suprême des États-Unis en 1993 par le président Bill Clinton , choisi pour occuper le siège laissé vacant par le juge Byron White. Le président Clinton voulait un remplaçant doté de l’intellect et des compétences politiques pour traiter avec les membres les plus conservateurs de la Cour.

    «Bush c. Gore»

    Malgré sa réputation d’écriture sobre, elle a attiré une attention considérable pour son opinion dissidente dans l’affaire Bush c. Gore , qui a effectivement décidé l’élection présidentielle de 2000 entre George W. Bush et Al Gore . S’opposant à l’opinion majoritaire de la cour en faveur de Bush, Ginsburg a délibérément et subtilement conclu sa décision par les mots «je suis en désaccord» – un écart significatif par rapport à la tradition d’inclure l’adverbe «avec respect». 

    Le 27 juin 2010, le mari de Ginsburg est décédé d’un cancer. Elle a décrit Martin comme son plus grand rappel et « le seul jeune homme avec qui je sois qui se souciait d’avoir un cerveau ». Marié depuis 56 ans, la relation entre Ginsburg et Martin aurait été différente de la norme: Martin était grégaire, aimait divertir et raconter des blagues tandis que Ginsburg était sérieux, doux et timide.

    Martin a fourni une raison pour leur union réussie: « Ma femme ne me donne aucun conseil sur la cuisine et je ne lui donne aucun conseil sur la loi. » Un jour après la mort de son mari, elle travaillait à la Cour le dernier jour du mandat de 2010.

    Décisions historiques

    Le 26 juin, la Cour suprême a rendu sa deuxième décision historique en autant de jours, avec une décision majoritaire de 5 à 4 dans Obergefell c. Hodges  qui a rendu le mariage homosexuel légal dans les 50 États. Ginsburg est considéré comme ayant joué un rôle déterminant dans la décision, ayant manifesté son soutien au public ces dernières années en officiant dans les mariages homosexuels et en contestant les arguments à son encontre au cours des premières procédures de l’affaire. Elle a été rejointe en majorité par les juges Anthony Kennedy , Stephen Breyer , Sonia Sotomayor et Elena Kagan , Roberts lisant cette fois l’opinion dissidente.

    En 2015, Ginsburg s’est rangé du côté de la majorité dans deux décisions historiques de la Cour suprême. Le 25 juin, elle était l’un des six juges à défendre un élément essentiel de la Loi sur les soins abordables de 2010 – souvent appelé Obamacare – dans King c. Burwell . Cette décision permet au gouvernement fédéral de continuer à octroyer des subventions aux Américains qui achètent des soins de santé par le biais d ‘«échanges», qu’ils soient d’État ou fédéraux. La décision majoritaire, lue par le juge en chef John Roberts , a été une victoire massive pour le président Barack Obama et a rendu la Loi sur les soins abordables difficile à annuler. Les juges conservateurs Clarence Thomas , Samuel Alito et Antonin Scalia étaient dissidents, Scalia présentant à la Cour une opinion dissidente cinglante.  

    Dernières années

    La question de son maintien en puissance a surgi plus tard dans l’année lorsque la juge Kennedy, qui a souvent pris le parti du bloc libéral de la cour, a annoncé qu’il démissionnait fin juillet, bien que Ginsburg ait alors révélé qu’elle espérait rester pour au moins cinq ans de plus.

    Ginsburg s’est notamment opposé au potentiel d’une présidence de Donald Trump en 2016, le qualifiant à un moment de « truqueur », avant de s’excuser d’avoir commenté publiquement la campagne. En janvier 2018, après que le président a publié une liste de candidats à la Cour suprême en prévision de la retraite imminente des juges âgés, Ginsburg, 84 ans, a signalé qu’elle n’irait nulle part en embauchant une liste complète de greffiers jusqu’en 2020.

    Livre et film «RBG»

    En 2016, Ginsburg a publié My Own Words , un mémoire rempli de ses écrits qui remontent à ses années de lycée. Le livre est devenu un best-seller du New York Times .

    En janvier 2018, Ginsburg est apparu au Sundance Film Festival pour accompagner la première du documentaire RBG . Evoquant le mouvement #MeToo, elle se souvient d’une époque où elle avait dû supporter les avancées d’un professeur de l’Université Cornell. Elle a également donné son sceau d’approbation pour la représentation impertinente de Kate McKinnon d’elle dans Saturday Night Live , notant: « Je voudrais parfois dire » Ginsburned « à mes collègues. »

    En avril 2018, Ginsburg a franchi une nouvelle étape dans sa carrière en attribuant une opinion majoritaire pour la première fois en 25 ans à la cour. La décision Sessions c. Dimaya , qui a attiré l’attention sur la décision du conservateur Neil Gorsuch de voter avec ses collègues libéraux, a annulé une disposition de la loi sur l’immigration et la nationalité qui autorisait l’expulsion de tout ressortissant étranger reconnu coupable d’un « crime de violence ». .  » Détenant l’ancienneté parmi la majorité, Ginsburg a finalement confié la tâche de rédiger l’avis à  Elena Kagan .

    Dans une interview avec Poppy Harlow à l’Université de Columbia en mars, Ginsburg a développé ses réflexions sur le mouvement #MeToo, affirmant que sa « persévérance » lui permettrait de survivre à une réaction brutale. Elle a également défendu l’importance d’une presse libre et d’un système judiciaire indépendant, qui avaient tous deux été contestés sous l’administration Trump.

    Santé

    En mai 2020, un jour après que la Cour a entendu ses arguments par téléconférence pour la première fois en raison de la pandémie de coronavirus, il a été annoncé que le juge principal avait de nouveau été hospitalisé pour subir un traitement non chirurgical pour une infection de la vésicule biliaire.

    Ginsburg a subi plusieurs crises de santé depuis sa nomination au banc, subissant une intervention chirurgicale pour le cancer du côlon, le cancer du pancréas et le cancer du poumon. Elle a été hospitalisée en novembre 2018 après être tombée dans son bureau et se fracturer trois côtes.

  • Guide à l’intention des LGBT

    Je suis une personne transgenre et/ou intersexe et la situation est compliquée à gérer pour moi en ce moment, après le confinent il y’a a des conséquences négatives / amène de nouvelles difficultés. A qui puis-je m’adresser ? Je suis une personne transgenre et/ou intersexe et je me sens fragilisé-e psychologiquement pendant le confinement. A qui puis-je m’adresser ? 

    Les personnes transgenres (trans) font face à des facteurs de stress particuliers, comme le stress ressenti lorsque leur identité de genre n’est pas affirmée. Les personnes transgenres subissent également des incidences plus élevées de discrimination et de harcèlement que leurs homologues cisgenres et, par conséquent, ont une moins bonne santé mentale. Elles sont également plus à risque de se suicider, car elles sont deux fois plus susceptibles de songer au suicide et de faire une tentative de suicide que les personnes LGBT.

    Nous reconnaissons que les attitudes sociales envers les questions LGBT sont diverses et variées aux quatre coins de la planète et que l’environnement extérieur évolue.

    Notre approche consiste avant tout à renforcer le respect envers nos salariés et mener des campagnes de sensibilisation plutôt qu’à modifier les convictions individuelles. On attend de nous, comme le prévoit notre Code de conduite, de fournir une égalité des chances à tous les membres du personnel quel que soit l’endroit où ils travaillent et indépendamment de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.

    Malgré la multiplication des initiatives visant à promouvoir le droit à la diversité des orientations sexuelles et à sensibiliser les jeunes et les moins jeunes contre les LGBT-phobies (lesbiennes, gays, bi, trans), les discriminations et autres formes de rejet liées au genre et à l’orientation sexuelle continuent d’avoir cours dans la société française. Le rapport annuel de SOS homophobie est l’un des seuls outils d’analyse quantitative et qualitative en France sur le sujet, mais il n’a pas de valeur statistique dans le sens où il se base uniquement sur des témoignages volontaires, un suivi de l’actualité et une analyse de presse. Si l’absence d’enquête représentative est fortement regrettable, il est déjà possible de protéger les jeunes victimes de LGBT-phobies en mobilisant les dispositifs juridiques existants et d’améliorer leur prise en charge et leur accompagnement afin qu’ils puissent se construire dans un cadre apaisé, voire épanouissant.

    Préambule méthodologique


    Pour mieux saisir la réalité des LGBT-phobies, nous avons souhaité laisser une part importante aux témoignages et aux initiatives de jeunes que nous avons rencontrés ou que nous avons pu trouver sur Internet. Par ailleurs, plus de soixante entretiens ont été réalisés par téléphone ou skype, entre octobre et mars 2013, et une vingtaine d’autres en face à face avec des acteurs de terrains : acteurs associatifs, politiques et institutionnels mais aussi travailleurs du secteur éducatif et médicosocial. Sans être forcément spécialisés sur le sujet et sans en avoir tous une conscience égale, ces acteurs issus de différents champs s’avéraient concernés par l’homophobie et la transphobie, parce que régulièrement confrontés dans leurs pratiques, soit à la rencontre de jeunes en proie à des questionnements sur le sujet, soit à la gestion d’actes et de paroles qui, s’ils ne sont pas toujours perçus comme homophobes ou transphobes, peuvent avoir des incidences très négatives sur la construction de l’identité sexuelle et/ou de genre des jeunes. Toutes les personnes croisées lors de notre enquête ne sont pas citées dans cet ouvrage mais que chacune d’entre elles se voie ici remerciée.

    Il existe en France de nombreuses initiatives locales de prévention de l’homophobie et du risque suicidaire, et d’autres, plus rares, se situant davantage sur le terrain de l’accueil et de la prise en charge. Dans les deux cas, ces initiatives demeurent encore largement méconnues.
    La recherche menée à l’appui du présent ouvrage a été effectuée en plusieurs temps : un inventaire des initiatives locales a d’abord été effectué entre juin et novembre 2012. Cet inventaire n’avait évidemment pas pour but d’atteindre l’exhaustivité mais de comprendre au plus près des pratiques les actions mises en place sur le terrain pour lutter contre les LGBT-phobies, leur cohérence, leurs limites et les points aveugles. Le choix de mettre en lumière telle initiative plutôt que telle autre, au moment de la rédaction, a relevé avant toute chose de la volonté de proposer un panorama montrant la diversité et la complémentarité des actions menées, des outils utilisés, des porteurs de projets et des publics ciblés.

    La nécessité d’un accueil et d’une écoute adaptés

    La question de l’accueil et de l’écoute des personnes LGBT se pose avec prégnance pour les jeunes. En effet, l’adolescence et la transition vers l’âge adulte représentent une phase de construction identitaire active synonyme de nombreux questionnements pour l’ensemble des jeunes, mais qui sont généralement renforcés par le fait de se découvrir des attirances sexuelles différentes de celle de la majorité. Par ailleurs, dans un contexte où ils ne disposent pas des moyens économiques qui leur permettraient de prendre leur indépendance s’ils le souhaitaient ou si leur famille les y contraint parce qu’elle rejette leur homosexualité, bien des jeunes ne se sentent pas libres d’affirmer leur homosexualité et ont besoin d’une oreille attentive.

    Coming out et outing

    Le coming out est le fait de révéler soi-même son homosexualité.
    L’outing est la révélation de l’homosexualité d’une personne par quelqu’un d’autre qu’elle-même, à son insu.

    Pour les jeunes, le regard et l’avis que peuvent porter les personnes les plus proches sur leur homosexualité (réelle ou supposée) sont évidemment ceux qui importent le plus. C’est le cas des meilleurs amis et plus largement du groupe de pairs, mais surtout, en général, des frères et sœurs et plus encore du père et de la mère. Les idées reçues et propos péjoratifs que ces différentes personnes peuvent tenir sur l’homosexualité ne sont pas sans conséquence sur la manière de vivre et de révéler son homosexualité. De même une fois le coming out ou l’outing survenu, le harcèlement des pairs ou les réactions de rejet dans la famille peuvent causer un profond mal-être et désarroi pour le jeune concerné. Où l’on remarque une différence notable avec les autres formes de discrimination existantes car s’il est bien une caractéristique marquante dans la manière dont les liens familiaux se structurent autour de la question de l’homosexualité et du coming out, c’est que « contrairement à un jeune victime de discrimination raciste, par exemple, la jeune lesbienne ou le jeune gay ne trouve pas au sein de la famille une culture ni une expérience qui lui apporterait un soutien et l’aiderait à lutter contre le stigmate ». On pourrait effectuer la même remarque en utilisant la comparaison avec un jeune qui serait victime d’une discrimination liée à son appartenance de classe ou à sa religion, par exemple.

    Les personnes transgenres et non-binaires font face a beaucoup de discriminations dans leur parcours médical, se retrouvant parfois devant un refus de soins, ou à devoir reporter les soins, ou encore former les professionnels de santé en terme de communication. Le fait d’être appelé par le mauvais pronom ou nom (“papa” au lieu de “maman”, “il” au lieu de “elle”) est très stressant.

    Les besoins cliniques sont différents selon les cas.

    L’accès aux soins est difficile pour ces personnes qui par peur de discrimination ou suite à des situations stressantes sont réticentes à chercher de l’aide pour leur allaitement.

    Une femme transgenre aura, pour lancer sa lactation, besoin d’un protocole similaire à celui des mères adoptives, avec des hormones simulant la grossesse et des tirages du lait. On y ajoutera la spironolactone pour son effet anti-androgène (compatible avec l’allaitement) et finalement le besoin de complémenter sera réduit.

    Pour améliorer la prise en charge de cette population, l’auteur mentionne la nécessité de former le personnel soignant sur l’humilité culturelle et la santé des personnes transgenres et non binaires, de  donner aux patients sur leur formulaire d’identification la possibilité de préciser par quels noms/pronoms ils s’identifient, et le besoin d’être inclusif dans la communication orale et écrite, en utilisant le terme parent plutôt que mère, par exemple.

    Un homme transgenre pourra allaiter après une grossesse avec plus ou moins de difficultés selon s’il a déjà subi une chirurgie de masculinisation au niveau de la poitrine, s’il a pris de la testostérone ou non. Après chirurgie, l’allaitement (sur le torse : « chestfeeding », et non au sein) pourra se faire avec l’aide d’un bout de sein, et d’un Dispositif d’Aide à la Lactation (DAL) si nécessaire. Un des risques rencontrés est la dysphorie de genre, qui correspond à la détresse causée par la différence entre le genre ressenti et le physique. Il arrive que des hommes transgenres allaitant souhaitent bander leur poitrine, avec un risque accru de mastites. La prise de testostérone peut aider à atténuer le sentiment de dysphorie, et bien qu’ayant une biodisponibilité orale faible (et donc un risque supposé moindre d’effet indésirable chez l’enfant), la testostérone diminue les taux sériques de prolactine et peut donc avoir un impact négatif sur la production de lait.

    Le thème de langage utilisé lors de la prise en charge de personnes qui s’identifient LGBTQI+.

    Il est donc important d’être « multilingue » pour s’occuper de ces familles et capable de s’adapter aux spécificités de chacun en demandant aux patients quels noms/pronoms/termes d’allaitement leur conviennent, en étant inclusifs dans les écrits professionnels, en revoyant son code d’éthique professionnel.

    Dans cet article, l’auteur aborde également les difficultés rencontrées par les personnes de la communauté Queer en terme d’accès au soin, avec souvent des personnes qui cachent leur orientation de genre, ou qui ressentent une dysphorie de genre lorsque l’on utilise les mauvais termes pour s’adresser à eux.

    Afin de les prendre en charge il est nécessaire de se former sur le langage à utiliser : langage verbal, corporel, et expressions faciales entrent en jeu pour véhiculer soit la suspicion et le rejet, soit le respect et l’inclusion. Les mots ont du pouvoir, celui de blesser, ou celui de guérir.

    aborde la contribution de la théorie « Queer » au soutien à l’allaitement des familles LGBTQIA2S+. Le terme « Queer » est utilisé pour qualifier une identité sexuelle marginale non normative, une façon différente de comprendre les relations entre sexe, genre et sexualité qui critique les oppositions binaires telles que mâle/femelle ou hétérosexuel/homosexuel. Le droit à allaiter est généralement lié avec la grossesse et classifié médicalement et légalement comme féminin. Ce qui peut limiter les droits des personnes transgenres ou adoptantes qui souhaitent allaiter.

    L’auteur explique que les consultant.e.s en lactation doivent tenir compte de l’oppression subie par les parents de la communauté Queer, du fait que la notion de genre est flexible et changeante, que les parents ne s’identifient peut-être pas en tant que père, ou mère mais auront leur propre étiquette parentale à respecter.

    Elle  souligne le risque de violence et de pauvreté, le manque de soutien social et légal pour les familles LGBT qui sont souvent étendues avec des modèles alternatifs (par exemple la mère porteuse, le donneur de sperme, les amis, le partenaire du partenaire). Les disparités en terme de santé, avec une difficulté d’accès aux soins ou l’évitement des soins par peur d’une discrimination ou de maltraitance sont aussi évoquées. L’allaitement peut être une raison de plus pour exclure une personne, et les personnes transgenres sont à risque de crimes haineux violents lorsqu’elles allaitent.

    L’auteur aborde les problèmes différents selon chaque catégorie de la communauté, et les attitudes différentes par rapport aux transitions de genre : certaines personnes transitionneront avec chirurgie, d’autres non.

    Les traitements utilisés pour faciliter la lactation des femmes transgenres. En effet, en 2018 une femme transgenre a pu allaiter 6 semaines exclusivement son enfant, et plus de 6 mois avec ensuite des compléments. Des questions ont été posées dans les médias sur la possible moindre qualité du lait produit, du fait des traitements nécessaires pour l’obtenir.  L’auteur détaille donc chaque médicament et les études disponibles concernant leur utilisation chez les couples hétérosexuels afin de contrer ces allégations.

    La plupart des médicaments sont compatibles avec l’allaitement et retrouvés en faible quantité dans le lait humain, et il faut tenir compte, lors du choix entre allaitement avec traces de médicaments et lait industriel, des conséquences de l’utilisation du lait industriel.

    Un homme qui transitionne en femme aura besoin pour lancer sa lactation d’un traitement oestroprogestatif. Ce type de traitement est utilisé comme contraceptif en post-partum (généralement pas immédiat en raison du risque thromboembolique). Il y a un risque potentiel négatif sur la lactation du fait de l’utilisation d’œstrogènes, mais 2 revues systématiques ont montré qu’il n’y avait pas d’impact négatif sur la santé de l’enfant, la durée de l’allaitement ou la production de lait lors d’utilisation de ces traitements. Beaucoup de parents hétérosexuels utilisent la pilule oestroprogestative en post-partum et cela ne devrait pas être stigmatisé chez les parents transgenres.

    La spironolactone est utilisée en tant qu’anti-androgène et référencée comme compatible avec l’allaitement par Hale (généralement utilisée dans le traitement de l’hirsutisme) avec des doses dans le lait maternel trop faibles pour entraîner un effet clinique chez l’enfant.

    La dompéridone est utilisée en tant que galactogène. L’auteur cite 2 revues de la littérature ayant montré une efficacité dans l’augmentation de la production de lait, et l’absence d’effet indésirable chez l’enfant. Ce médicament n’est pas disponible aux Etats Unis (en raison du risque cardiaque) et la femme transgenre ayant allaité se l’était procurée au Canada.

    Certaines critiques concernant le lait produit par les personnes transgenres mentionnent l’absence d’analyse pour vérifier sa qualité et l’auteur invite à résister à l’hypermédicalisation et à cette vérification.

    Les auteurs soulignent pour les professionnels de santé, le besoin d’ouverture d’esprit, de capacité d’adaptation à chaque couple, en clarifiant les rôles parentaux et en tenant compte de la vulnérabilité de cette communauté de patients. Ils abordent également la nécessité de prendre conscience de ses propres biais au regard de ces familles, et la nécessité de se former sur leur prise en charge spécifique en terme de communication, afin qu’ils n’aient pas la charge supplémentaire de former leurs professionnels de santé.

    Une étude de cas. Il s’agit de l’allaitement d’une femme bisexuelle (répondant au pronom “elle” et au nom “Mama”) mariée à un homme transgenre (répondant au pronom “il” et nom “Papa”) qui avait subi une chirurgie de masculinisation de la poitrine. Après une césarienne en urgence à 37 semaines de gestation, la perte de poids du nouveau-né était de 12% à J3. Une supplémentation par lait de donneuse a été mise en place, en raison d’une probable hypoplasie mammaire et insuffisance de lactation. Le père n’avait aucun désir de co-allaiter et voyait le fait de donner les biberons comme une façon de réaffirmer son genre. A aucun moment la chirurgie de masculinisation n’a été remise en cause.

    Ce que l’on peut retenir de ce numéro spécial, c’est la vulnérabilité des parents s’identifiant LGBQTI+ et le risque de discrimination, la nécessité d’utiliser un langage inclusif dans les documents écrits et à l’oral, l’importance d’aborder le sujet des rôles parentaux (qui peuvent varier d’un couple à l’autre) et d’être attentif aux demandes de chaque famille par rapport au langage à utiliser pour les mettre à l’aise et par rapport à leur projet d’allaitement spécifique.

    Concernant l’usage de la dompéridone, rappelons que l’utilisation en tant que galactogène est hors-AMM en France, son utilisation étant réservée au soulagement des nausées et vomissements. En raison des effets indésirables cardiaques graves rares associés à son utilisation (notamment un allongement de l’intervalle QT, des torsades de pointes, une arythmie ventriculaire grave voire une mort subite), l’ANSM a émis des recommandations pour limiter le risque cardiaque en 2014 (notamment posologie maximale de 30 mg par jour et durée la plus courte possible sans dépasser une semaine) et a récemment restreint son utilisation aux personnes âgées de plus de 12 ans en 2019 (7). Dans l’utilisation en tant que galactogène à la posologie de 30 mg/j pendant 7j, une méta-analyse publiée en 2019 (8) montre une augmentation de production de lait de 94 ml en moyenne et que l’augmentation de la durée d’utilisation à 14 jours n’apportait pas de bénéfice supplémentaire en terme de production. Le protocole de L’Academy of Breastfeeding Medicine sur l’usage des galactogènes publié en 2018 (9)  mentionne un risque d’incidence très faible des arythmies chez les femmes en post-partum prenant de la dompéridone, mais qui peut augmenter en fonction de l’historique médical, l’IMC, la posologie utilisée et les interactions médicamenteuses. Des précautions particulières (posologie, suivi) sont proposées en cas de prescription.

    Il faut également noter les divergences de prise en charge entre la France et les Etats-Unis, qui signifient que l’expérience française sera certainement différente.

    Ainsi, en France, le lait de donneuse est généralement réservé aux nouveau-nés prématurés ou de faible poids de naissance ou présentant une pathologie spécifique (6).

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    À lire aussi https://www.papayoux.com/fr/cagnotte/vivre-trans-feminine

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