Le divertissement pouvant être vu par tous, rassemble la famille, tandis que la culture, rejetée par certains, la divise.


Qui ne voit pas la vanité du monde est bien vain lui-même. Aussi qui ne la voit, excepté de jeunes gens qui sont tous dans le bruit, dans le divertissement et dans la pensée de l’avenir. Mais ôtez leur divertissement vous les verrez se sécher d’ennui. Ils sentent alors leur néant sans le connaître, car c’est bien être malheureux que d’être dans une tristesse insupportable, aussitôt qu’on est réduit à se considérer, et à n’en être point diverti.

Question :

Je rencontre quelqu’un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?Point de vue local :

Le meilleur sujet de discussion au premier contact est de poser des questions aux Afghans sur leur vie, en prenant soin de ne pas soulever d’attentes inutiles. Comme la situation économique des gens est très mauvaise, leur demander comment ils vont pourrait être interprété comme une offre d’aide quelconque. Il est plus sûr de s’enquérir de leurs enfants en général, sans intrusion dans leur vie privée et en évitant de poser des questions sur les membres de la famille de vos interlocutrices. Une question portant sur la province d’origine est toujours utile, surtout si vous avez quelques connaissances sur cette partie du pays et que vous avez des intérêts communs à partager avec vos interlocuteurs (vous pourrez leur dire, par exemple : « C’est une belle région du pays », « J’ai vu des photographies de la région », « J’aimerais y aller d’ici quelque temps », etc.)

Les questions sur l’état civil des femmes doivent être évitées, particulièrement devant d’autres personnes, parce que cela est jugé impoli.

Il est acceptable de faire quelques plaisanteries mais, naturellement, elles ne doivent pas viser une personne ou un groupe ethnique d’une façon humiliante. Je souligne ce point parce que les gens font des plaisanteries en s’attaquant plus particulièrement à certains groupes ethniques, les minorités notamment. Soyez prudent avec vos interlocuteurs. Par exemple, les plaisanteries qui pourraient offenser les femmes seraient celles à caractère sexuel ou qui auraient des connotations sexuelles.

En effet, les enfants afghans doivent affronter quotidiennement la misère et la violence. Leur situation est dramatique : mortalité infantile, malnutrition, mariages forcés, abus sexuels…

Principaux problèmes rencontrés par les enfants en Afghanistan :

Pauvreté

Près de la moitié de la population afghane (46 %) vit en dessous du seuil de pauvreté. Selon les statistiques de l’ONU, l’Afghanistan est le 2ème pays le plus pauvre au monde. Le revenu national brut par habitant s’élève à 370 dollars par an; à titre d’exemple, un juge ou un professeur gagne environ 50 dollars par mois.

Santé

Le taux de mortalité infantile est particulièrement élevé en Afghanistan, et l’espérance de vie à la naissance (44 ans) est la plus basse enregistrée au monde.

Les statistiques démontrent que 35 % des nouveau-nés présentent une insuffisance pondérale. Aujourd’hui encore, 87 % des accouchements ont lieu à domicile, généralement sans aucune assistance médicale.  Dans la société afghane, très patriarcale, les femmes n’ont souvent pas le droit de sortir de la maison, même pour aller à l’hôpital : 1 femme sur 8 meurt ainsi en couches.

Il y a très peu d’hôpitaux en Afghanistan; il faut parfois faire des centaines de kilomètres de trajet pour s’y rendre. Le personnel médical manque de formation et d’équipements appropriés.

En outre, environ de 70 % de la population n’a pas accès à de l’eau potable, ce qui engendre des risques importants pour la santé, surtout pour les plus jeunes.

Travail des enfants

En Afghanistan, environ 20 % des enfants sont obligés de travailler pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Vendeurs dans les rues, porteurs d’eau, ramasseurs de cartons, cireurs de chaussures, rabatteurs pour taxis, aides de ménage ou encore commis de boutiques, tels sont les métiers exercés par les jeunes Afghans.

L’enfant joue un rôle économique important au sein de la cellule familiale, car les salaires des parents sont si bas qu’ils ne permettent pas de nourrir une famille. De plus, pour des raisons culturelles, il est très rare que les mères travaillent à l’extérieur de leur maison. Dans ce contexte, on compte sur les revenus de l’enfant, même si cela signifie qu’il aille mendier dans les rues. Les conséquences découlant de cette obligation de travailler sont particulièrement dramatiques : absence d’éducation, violences de la part de la police et maladies liées à la pollution et au climat très variable (il fait plus de 40°C en été, alors que la température descend à -20°C en hiver).

Éducation

Seuls environ 60 % des enfants afghans sont scolarisés aujourd’hui. Parmi les adultes, 28 % seulement de la population est alphabétisée. Par ailleurs, le système éducatif manque d’infrastructures : à Kaboul, certaines classes comptent plus de 60 élèves.

L’Afghanistan détient également le triste record du plus grand nombre d’attaques terroristes sur les écoles, en particulier sur les écoles de filles. Même si l’abolition du régime taliban a permis à de nombreux enfants de retourner à l’école, des progrès restent à accomplir pour garantir la sécurité des élèves, ainsi que le droit à l’éducation pour tous les enfants afghans.

Enfants orphelins

L’Afghanistan compte des milliers d’orphelins, conséquence directe de la guerre qui a déchiré le pays. Néanmoins, peu d’orphelins se retrouvent livrés à eux-mêmes, car la culture afghane, basée sur les principes de l’islam, impose comme devoir de venir en aide aux enfants. Les orphelins sont donc généralement recueillis par des membres de leur famille, ou par d’autres personnes du village.

Malheureusement, certains « parents adoptifs » traitent ces enfants comme de petits esclaves. Parfois, les orphelins sont discriminés par rapport aux propres enfants des tuteurs : leur éducation passe en dernier plan.

Fréquemment, on observe une volonté très forte des orphelins à vouloir travailler pour « rembourser » leur famille d’accueil, en signe de reconnaissance. Il est nécessaire de créer des structures qui permettront à ces enfants d’acquérir une éducation et de recevoir des soins et une écoute adaptée; un plan national pour la protection des enfants a d’ores et déjà été lancé pour améliorer cette situation.

Justice des mineurs

Le droit pénal afghan ne différencie pas les crimes graves des délits de moindre importance. Malgré l’adoption d’un Code des mineurs en 2005, en pratique, il n’y a aucune alternative à la prison pour un jeune délinquant, ce qui est notamment contraire à l’art. 40 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE).

Grâce au travail des ONG, des progrès ont pu être observés dans certaines régions. Le système judiciaire doit toutefois être amélioré de manière globale pour mieux respecter les droits de l’enfant.

la prostitution de garçons pré-pubères, d’adolescents vendus à des hommes riches ou puissants pour des divertissements sous forme de danse et des activités sexuelles. Cette entreprise prospère en Afghanistan, où de nombreux hommes les possèdent comme symbole de leur statut social. Certaines des personnes concernées déclarent avoir des relations sexuelles forcées. Les autorités tentent, mais beaucoup doutent que ça soit efficace, de réprimer la pratique car la plupart des hommes sont puissants, bien armés, voire d’anciens commandants.

Le travail des enfants est l’un des fléaux de l’Afghanistan. Mais les plus pauvres, les orphelins, ceux qui sont vendus par leurs parents ou livrés à la rue courent le risque d’être soumis à une pratique beaucoup plus dégradante et cruelle, d’autant plus impunie qu’elle se pare des vertus de la tradition depuis des centaines d’années : le batcha boz, ce qui signifie en persan «le jeu du garçon». La meilleure traduction serait plutôt «le garçon de plaisir». Ce sont de jeunes garçons, âgés d’une douzaine d’années, parfois de moins de 10 ans, que l’on maquille, habille en fille, avec des tuniques et des robes roses, et que l’on fait danser avec des clochettes aux chevilles, le visage parfois aveuglé d’un voile, à l’occasion de mariages ou de fêtes privées, devant un parterre uniquement masculin.

En Afghanistan, hommes et femmes ne doivent jamais se rencontrer hors les relations familiales. Dans ces réunions, où même les prostituées ne sont pas admises, les jeunes garçons jouent le rôle des filles. Il faut donc absolument que ce soit des berich batcha (des garçons sans barbe). On joue sur l’ambiguïté, les participants leur donnent des gâteaux, leur lancent des billets.

https://www.fondation-croix-rouge.fr/pays/afghanistan/

La soirée finie, soit la performance s’arrête là, soit les berich batcha sont entraînés par le maître des lieux, ou ses acolytes. Certains deviennent même leurs esclaves sexuels, d’autres tombent entre les mains de maquereaux. Contrairement aux apparences, l’Afghanistan n’est pas un pays pudibond. Ainsi, il n’est pas inconvenant pour un mari de dire à ses amis combien de fois il a fait l’amour la nuit précédente à sa femme. En revanche, la question du batcha boz demeure taboue et, même si c’est un secret de polichinelle, il est rare que les Afghans acceptent d’en parler, plus encore qu’ils laissent un étranger assister à une soirée avec des berich batcha.

Source

SODOMIE ET SOUFISME EN AFGHANISTAN

Les sociologues attachés au deuxième bataillon de Marines en Afghanistan ont fait circuler, l’année dernière, un document interpellant à propos de la sociologie pashtun, sous la forme d’un rapport de terrain sur la sexualité des hommes parmi les alliés afghans des Américains. Le document, rendu disponible par des sources militaires, n’est pas classifié. (…)
La plupart des Pashtuns, indique le rapport, sont engagés sexuellement avec d’autres hommes, des garçons, plus précisément. En fait, la majorité de leurs contacts sexuels se déroulent avec des hommes. Une sexualité contrainte culturellement, bien qu’elle ne soit pas perçue ainsi par leurs pratiquants paraît affecter une tranche de population beaucoup plus importante que certains chercheurs attribuent habituellement à une inclinaison naturelle. Certaines des raisons évoquées trouvent leur origine dans une ségrégation sévère des femmes, le coût prohibitif du mariage relatif aux codes tribaux et la situation de dépression économique dans laquelle se trouvent placés les jeunes Pashtuns.L’équipe de terrain répondait aux interactions scandaleuses entre les combattants pashtuns et les troupes de l’OTAN dont certaines sont contées sur le mode hilare par la presse, par exemple : « A Bagram, les commandos britanniques revenant d’opérations lointaines dans la montagne, ont parlé d’une nouvelle menace alarmante : se faire draguer par des bandes entières de fermiers locaux homosexuels. James Fletcher, soldat écossais dit :  » ils étaient plus terrifiants qu’al-Qaeda, un mec aux ongles des doigts de pied nous offrit de vernir les nôtres. Ils errent dans le village, la main dans la main. Lors de l’opération Condor, des douzaines d’hommes des villages qu’ils devaient sécuriser leur firent des propositions. Un autre témoin, de vint ans : « C’était l’enfer, dans chaque village où nous nous rendions, nous avions droit à un groupe d’hommes maquillés qui se présentaient à nous, qui touchaient nos cheveux et nos joues en émettant des bruits de baisers« .Le problème, écrivent les chercheurs c’est que la société pashtun souffre d’un accès aux femmes extrêmement limité en citant un jeune Pashtun interrogé par l’enquête : « je n’ai eu des relations sexuelles qu’avec des hommes, j’aime bien les garçons mais je préfère les filles, mais on ne peut même pas les voir pour savoir si elles sont belles, mais les garçons, on peut les voir et savoir s’ils nous plaisent. » Beaucoup de Pashtuns disent que l’homosexualité est, en réalité, interdite par l’Islam, c’est une garantie de honte et de condamnation. Si l’homosexualité est définie spécifiquement et étroitement comme l’amour d’un autre homme. Aimer un homme serait donc inacceptable et un péché capital dans cette interprétation culturelle de l’Islam. Mais utiliser un autre homme afin de gratification sexuelle serait considérée une option indésirable mais toutefois préférable à des relations sexuelles avec une femme inappropriée, qui, dans le contexte de l’honneur pashtun aurait des bonnes chances de se terminer en revanches et en crimes d’honneur. Quelle est la prévalence des relations homosexuelles chez les Pashtuns ?Les chercheurs ont noté que les médecins ont du traiter une épidémie de gonorrhée parmi les interprètes locaux de leur camp. Une douzaine se trouvaient atteints de la maladie sur vingt jeunes hommes interprètes, la plupart par voie anale. C’est plutôt anecdotique et l’échantillon est trop faible pour en tirer des généralisations sur la prévalence de l’activité homosexuelle dans l’ensemble de la région mais vu la difficulté à obtenir de telles informations, elles peuvent servir d’indicateur.Par la nouvelle « le coureur au cerf-volant » publiée en 2003 par Khaled Hosseini, les occidentaux ont eu une impression de ce que l’équipe de chercheurs appelle « une tradition culturelle ouvertement célébrée, depuis les temps anciens, la tradition poétique et artistique de Kandahar adore les imberbes pré-pubères comme des icônes de beauté physique. De plus, la vie musicale nocturne renaissante des villes du sud afghan adule les chanteurs mâles pré-pubères dont le statut ne demeure que tant qu’ils n’ont pas mué. Les Pashtuns de Kandahar détiennent une notoriété pour leur homosexualité depuis des siècles, en particulier pour leur passion pour les jeunes garçons naïfs. En 1994, avant l’arrivée des Talibans, les rues étaient pleines d’ados se pavanant, accompagnés de leur papy en sucre. On a appelé Kandahar la capitale homosexuelle de l’Asie du sud. Les Pashtuns sont tellement obsédés par la sodomie que les habitants vous racontent qu’ici, les oiseaux ne volent que d’une aile et que l’autre leur sert à couvrir leur postérieur et que le viol des jeunes garçons par les seigneurs de guerre fut un des facteurs clé dans les mobilisations des Talibans par le Mollah Omar, ajoute le rapport. Et bien que les Talibans découragent l’exhibition, on ne doit pas voir çà indépendamment de la culture et de la tradition d’homosexualité du monde pashtun dont ils font partie, ajoute l’auteur.L’homme qui prend un halekon (jeune amant mâle) essaye souvent de l’intégrer à la famille en le mariant à une de ses filles quand le gosse n’est plus assez jeune pour jouer le rôle de l’imberbe. Cela permet de maintenir la relation amoureuse entre le père et le beau-fils, ce qui rend inévitable l’établissement d’une relation normale avec l’épouse, comme l’explique l’équipe de terrain. Ses résultats sont étonnants mais elle met trop l’emphase sur l’étrangeté de la tradition pashtun sans porter assez d’attention au rôle plus large de l’homosexualité dans la culture islamique, en particulier soufie. Ce que les universitaires considèrent aujourd’hui comme l’age d’or de la poésie amoureuse islamique, le haut moyen-age persan, fit de la pédérastie homosexuelle un mode amoureux normatif. A l’époque ou Dante et Pétrarque languissaient pour Béatrice et Laura, leurs vis-à-vis, dans le canon de la poésie islamique, Hafez et Roumi, décrivirent leur infatuation pour les jeunes garçons.Le poète soufi afghan de référence, Abdul Rahman Baba, barde du dix-septième siècle, dont on connaît peu de choses, sinon sa fuite avec un jeune garçon nommé Mujnoon. On le décrit généralement comme un enfant fleur prématuré voué à la paix et à l’amour, c’est sans doute ce que les Talibans pensent aussi puisqu’ils ont fait sauter sa tombe en 2009. La critique de son art est rare mais ses poèmes sont très voisins du style persan de Roumi. La prévalence de la pédophilie homosexuelle dans la poésie islamique classique aussi bien persane que pashtun, suggère que l’équipe ait raté une dimension importante de la question, son aspect religieux.L’argument est le suivant : La pédophilie soufie ne peut pas être écartée comme une rémanence des vieilles pratiques tribales que l’Islam incorpore souvent. Par exemples, les mutilations génitales féminines. La mutilation génitale est une pratique préislamique inconnue dans l’occident ancien comme nouveau. Même si certaines autorités musulmanes la défendent sur la base du Hadith, aucun n’a jamais proclamé qu’elle menait à l’illumination. On trouve, hélas, des pédophiles partout. De par ses origines, le Soufisme fait d’une pratique, considérée comme étant criminelle en occident, une expérience spirituelle définitive. Mais la pédérastie comme exercice spirituel n’est pas, par son caractère, essentiellement différente des pratiques furtives de pervers occidentaux. Comme l’explique les psychologues, c’est là l’expression d’un narcissisme, l’amour d’une image de soi jeune, idéalisée. Toutes formes de mysticisme contemplatif court le danger que l’objet de l’adoration dans lequel se dissout la personnalité ne se termine par soi-même. Ça sonne bien de chercher Dieu dans tout, c’est à dire nulle part en particulier. Le soi devient le tout, l’ensemble se réalise dans un genre d’onanisme narcissique. L’amant ne peut plus se distinguer du tout. Le soi et le tout s’identifient. Il n’y a rien d’autre dans le Soufisme sinon votre propre ego contemplant le miroir carnavalesque de la mystique. L’adepte ne prie plus Dieu qui est entièrement autre, ni le Dieu de la bible ni le Christ des évangiles, mais bien une version plus jeune et plus jolie que lui-même. Dans ce sens, la pédophilie en Afghanistan peut avoir une motivation religieuse distincte.

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