CONNAISSEZ-VOUS LA DIFFÉRENCE ENTRE AVOIR DE LA SYMPATHIE ET AVOIR DE LA COMPASSION?


La plupart des gens croient qu’avoir de la sympathie est un sentiment admirable. Hélas! Être trop sympathique peut vous jouer des tours. 

Prenons l’exemple d’un bon ami qui veut vous voir parce qu’il a besoin de parler des nombreux problèmes qu’il a présentement. Vous sympathisez avec sa situation et acceptez donc de prendre un café avec lui. Vous écoutez patiemment tout ce qu’il vous raconte. Comment vous sentez-vous à la fin de la rencontre? Fatigué? Vidé? Avez-vous hâte de partir? C’est de ce genre de mauvais tour dont je voulais vous parler. 

Chacune de ces deux approches est utile et a sa place. Prenons tout d’abord la sympathie. Lorsque vous entrez en contact avec quelqu’un et que vous désirez tisser des liens, vous l’abordez de façon sympathique en trouvant des éléments de relation qui vous mettront en confiance l’un et l’autre, vous allez sympathiser. Par exemple, vous allez vous poser mutuellement des questions concernant l’endroit ou vous avez étudié, le genre d’activité que vous pratiquez, l’endroit où vous avez grandi ou peut-être avez-vous des connaissances en commun. Ce contact sympathique crée un lien ce qui vous permet de vous accorder avec la personne, de faire connaissance.

Là où l’empathie a sa place, c’est lorsque l’autre personne parle d’une problématique qu’elle vit. Si vous demeurez sympathique envers la personne et son problème vous allez vous aussi trouvez des liens qui ont la même source et ainsi tout devient de plus en plus pénible et chacun se complait dans le problème sans jamais vouloir trouver quelque solution que se soit. Une personne empathique demeure à l’écoute sans vivre elle-même la problématique ce qui va lui éviter de devenir émotive, elle comprend la situation et demeure observatrice et objective tout en restant centré c’est-à-dire sans jugement.

Pour aider quelqu’un, vous devez avoir une écoute empathique ce qui va éviter de dramatiser encore plus la situation et vous empêcher de vous retrouver vous même à un niveau énergétique bas (peine, tristesse, colère, impuissance, etc.).

Une telle situation se produit lorsque nous croyons qu’il est de mise de ressentir la douleur de nos proches pour leur montrer notre amour et que nous devons tout faire pour les aider. La sympathie fait donc souvent en sorte que deux personnes pleurent sur un même problème au lieu d’une. De plus, il n’y a généralement pas d’issue bénéfique à ce genre de soirée, car la personne sympathique n’est pas assez objective pour aider l’autre véritablement. 

Le fait d’être trop sympathique nous fait oublier la notion de responsabilité qui dit que chaque personne doit assumer les conséquences de ses propres décisions et actions. Nous ne sommes pas responsables en voulant aider à tout prix et en prenant les problèmes des autres sur nos épaules. 

Un exemple?

Vous rentrez au travail le matin et vous êtes en pleine forme, tout se déroule parfaitement puis arrive la pause. Durant la pause des confrères de travail mettent en lumière des problèmes qu’ils vivent avec l’administration, vous écoutez et lentement vous entrez en sympathie avec eux allant jusqu’à être d’accord avec leurs plaintes et en maugréant vous aussi contre l’administration. Résultat vous vous sentez maintenant choqué et plus tard dans la journée déprimée puisqu’aucune solution n’a été trouvée ni même considéré. Pourtant le matin vous étiez en pleine forme pétant de bonheur.

Dans cet exemple en étant empathique à la situation vous ne tombez pas dans les émotions, vous allez demeurer objectif. Vous pouvez aider en mentionnant les avantages qu’offre l’entreprise ou encore mieux poser des questions aux personnes qui se plaignent. Des questions qui apportent des solutions du genre :

Et quelle solution désires-tu mettre en action?

Comment peux-tu parvenir à régler cette situation?

Qui est la personne de l’administration qui est concernée? Lui en as-tu parlé?

Et si tout était parfait que ferais-tu?

Quel est votre bénéfice dans tout cela?

Les personnes qui désirent seulement se plaindre et qui ne cherchent aucune solution ne voudront pas répondre à ces questions et encore moins les entendre.  De votre côté vous ne serez pas tombé dans le panneau et vous passerez une bien plus belle journée.

Quelqu’un qui ressent de la compassion aura une attitude très différente. La compassion se définit par la capacité de comprendre ce qu’une autre personne vit intérieurement, sans pour autant vivre ses émotions, ce qui aide à demeurer soi-même. Quand on est compatissant, on ne juge et on n’accuse personne. On demeure observateur, ce qui nous permet de rester dans notre cœur au lieu d’être dans nos peurs et nos émotions comme c’est souvent le cas lorsqu’on sympathise. 

Revenons à l’exemple cité plus haut.  Si vous êtes compatissant, vous écouterez votre ami, mais au lieu de vouloir l’aider à tout prix, vous lui poserez des questions comme : 

–   Comment te sens-tu avec ce qui se passe en ce moment?

–   De quoi as-tu le plus peur pour toi?

–   Qu’as-tu fait jusqu’à maintenant pour tenter de résoudre ce problème?

–   Qu’attends-tu de moi en particulier?

En agissant de cette façon, vous reconnaissez que les problèmes en question appartiennent à votre ami et que vous voulez l’aider à trouver les meilleures solutions par lui-même. Si, à la dernière question, votre ami vous demande quelque chose qui est au-delà de vos compétences ou de vos limites, vous avez le droit de ne pas acquiescer à sa demande, ce qui ne veut pas dire que vous ne l’aimez pas. Souvenez-vous qu’aider les autres au détriment de ses propres besoins n’est jamais conseillé puisque s’oublier crée des frustrations et nous fait vivre de la colère. 

Les questions que je suggère ci-dessus concernent les émotions et les peurs parce qu’on doit vraiment sentir ce qui se passe à l’intérieur de soi afin de trouver la solution à un problème. Quand on ne prend pas le temps de sentir, on laisse notre mental diriger notre vie. Comme il n’est constitué que de mémoire, il essaie toujours de trouver des solutions en se basant sur le passé. Quand on demeure dans notre cœur, on est dans la lumière et dans l’instant présent, ce qui nous permet de régler le problème actuel sans se référer au passé. De plus, la compassion ouvre la porte à l’intuition et permet aux personnes impliquées de trouver intuitivement une solution qui aura des effets positifs. 

Compassion : le juste milieu

Trop peu de compassion est un mal. Cela constitue une perte d’humanité. Un excès de compassion peut être néfaste également. Il faut donc trouver un juste milieu. 

Se préoccuper de ce que ressentent les autres est important. La vraie compassion consiste à partager ce que l’autre ressent, pas forcément à agir. Il s’agit juste de s’ouvrir aux sentiments que l’on éprouve le plus souvent de façon spontanée face à la détresse d’autrui. Nous ne sommes pas forcément capables de répondre à cette souffrance. 

Si vous n’êtes pas certain d’avoir agi avec sympathie ou avec compassion auprès de quelqu’un, vérifiez tout de suite après l’entretien si vous vous sentez fatigué ou énergisé. La sympathie vous vide de votre énergie et la compassion vous aide à demeurer en contact avec votre énergie naturelle. 

Avec amour, 

DIANA ABDOU

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4 commentaires

      1. Faunes et Femmes

        Je vous en prie.
        P.S j’ai lancer une cagnotte en ligne, cela m’aiderait beaucoup pour poursuivre mon objectif.
        En vous remerciant
        Diana

        J'aime

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