Les dossiers de la rédaction

LE SYSTÈME D TU LA CONNAIS MA COCOTTE


Histoire de la mode et du vêtement :
de la préhistoire à nos jours

La mode, c’est quoi, ça vient d’où et ça sert à quoi ?Difficile de trouver une définition concise et précise de cet univers infini, communautaire et à la fois très personnel. Mais pour aller vraiment vite, on pourrait dire que la mode, c’est la nouveauté, l’originalité, parfois même une provocation contre l’ordre établi. En rupture avec les traditions, c’est un précieux indicateur de l’évolution de notre société.

Histoire de la mode : Maillot de bain une-pièce en 1920
1962, Marilyn Monroe
Mode, les années 1970

Ci-dessus : les années folles expérimentales, les sixties délurées et les seventies émancipées, trois périodes iconiques de la mode.

 La mode n’est pas quelque chose qui existe uniquement dans les vêtements. La mode est dans l’air, portée par le vent. On la devine. La mode est dans le ciel, dans la rue. » CHANEL

La question de la mode est bien trop subtile pour en délimiter avec certitude les contours. La définir serait franchir le chemin de la vérité absolue, or il n’existe ni chemin, ni vérité absolue dans la mode. Seulement une constellation d’idées nouvelles et reçues, de stéréotypes, de subtilités, d’élégances, de liberté, que sais-je encore, des galaxies entières qui dansent pour former un tout : la mode.

Ces images ne sont peut-être pas assez évocatrices pour vous en faire un dessin net et précis. Ainsi je vais en utiliser une autre. La mode est assimilable, notamment, à de la politique, de la philosophie, de la sociologie, que dis-je ? A un prisme d’idéologies tellement différent, incomparable qu’il serait très prétentieux de ma part de vous définir la mode. Personne ne peut tel exploit. Seules peut-être, des définitions théoriques, générales, qui englobent plus ou moins la réalité de notre vielle dame comme on peut en trouver dans les préfaces de livres consacrés à ce sujet.

Que l’on soit honnête ensemble cher(e)s ami(e)s, la mode est indéfinissable. Mais c’est ici justement que l’on trouve son intérêt. Il est propre à chacun de proposer sa définition, ses contours nouveaux, ses traits, ses habits, sa vision unique ou bien reprise.

Il arrive parfois, tout comme dans un débat éternel, que certaines versions fédèrent plus que d’autres, cristallisent le prisme social qui représente la réalité à un instant  » t  »de notre société. Ainsi les critères du bon et du mauvais goût se définissent en fonction du contexte, du regard que porte la société sur un sujet, par les industriels et leurs flottes immenses de bureaux dédiés aux styles de demain, des créateurs lors des fashion-weeks, de la rue, de l’ordre ou de l’anarchie, du prolétaire ou du bourgeois, du clochard ou du riche, de l’amour ou de la haine, de la crise économique ou de l’hystérie d’après guerre, … En somme, d’un ensemble incalculable de facteurs tellement complexes que le tout est définit par ce mot magique, qui synthétise toute la réalité du moment : la tendance.

C’est dans cette vision d’extrême diversité que j’ai voulu vous faire partager et d’essayer de vous apprendre le comment du pourquoi de la mode par son histoire infiniment riche. Il ne s’agit pas seulement de vous expliquer les tendances de nos parents et des générations antérieurs mais de les rapprocher avec celles qui s’expriment aujourd’hui. Le tout grâce à des anecdotes, des scandales, des portraits de créateurs et de  » fashion-victims  » de l’histoire de notre humanité, des éléments de notre vestiaires oubliés qui pourraient revenir à la charge des tendances futures devenues immortelles, etc.

Cependant, je préfère être honnête avec vous. Il est évident que je vais devoir exprimer mes avis, mes sentiments, sur des acteurs de la mode en toute transparence afin justement de créer enfin un débat. Il est évident que nous sommes tous très loin d’avoir la détention du monopole du bon goût et de la bonne conscience stylistique. Mais il serait intéressant d’exprimer concrètement nos différences.

Les sujets du style intemporels et de la mode tendancieuse semblent souffrir d’un manque de crédibilité face aux sujets sérieux de notre société. Ils seraient jugés comme superficiels, en dehors des réalités du monde dans lesquelles nous évoluons. J’abdique partiellement, la mode s’en inspire. 

Cependant, il est évident que la mode n’est pas uniquement un monde de strass et de paillettes, de podiums habillés de magnifiques mannequins, de journalistes qui la conjuguent avec parfois un horrible accent hypocrite, à interviewer des artistes et le tout dicté par la fast-fashion toujours plus rapide.

LA MODE À LA PRÉHISTOIRE

Ancêtre du bijou, Coquillages percés du site de Blombos
Nécropole de Varna, les plus anciens bijoux en or

1. Coquillages percés du site de Blombos, Afrique du Sud, datant de 75’000 ans. Chenshilwood CC 3.0 / 2. Nécropole de Varna contenant les plus anciens bijoux en or connus à ce jour, créés entre 4600 et 4200 av. J.-C. Yelkrokoyade CC 3.0

Durant la préhistoire, les vêtements étaient principalement composés de peaux de bêtes et de fourrures.
Par la suite, selon les zones géographiques, des étoffes tissées apparaissent. Contrairement à aujourd’hui, les vêtements étaient différents principalement à cause du climat et en fonction des ethnies que par phénomène de mode.

“Rapidement, le vêtement fonctionnel revêt une autre fonction. On l’améliore, le teint, le coud. Et puis on le customize.”

L’histoire ne date pas d’hier. Printemps-été, automne-hiver, pour le prêt-à-porter, l’homme, la femme, parfois aussi pour la haute couture, collection resort, pre-fall, la mode court après un calendrier effréné. Il fallait déjà satisfaire la gourmandise du business. À présent, la voracité qu’entraîne l’instantanéité des réseaux sociaux complique encore la tâche. Si bien que les couturiers ont fini par servir de chair à saucisse à métier à tisser. Il aura fallut être spectateur de dérapages, de cures de désintox, de coups de gueule et de départs anticipés pour s’en rendre compte : le métronome s’est emballé.

Nos ancêtres poilus n’étaient pas très “mode”. Il s’agissait là de considérations purement fonctionnelles.

Plusieurs ethnologues s’accordent à dire que l’homme aurait inventé le vêtement par pudeur, pour cacher sa nudité.

D’autres spécialistes avancent une hypothèse encore plus fonctionnelle. Le vêtement a tout simplement remplacé les poils. Le corps de l’homme, dépourvu de cette pilosité naturelle, s’exposait aux agressions climatiques. Il s’est donc couvert le corps de peaux d’animaux grossièrement assemblées qui le protégeaient du froid, de la pluie et des brûlures du soleil.

Bref, si les avis divergent sur le fonds, tout le monde est d’accord sur la forme. Aux prémices de l’humanité, le vêtement n’était que fonctionnel.

Rapidement, le vêtement fonctionnel revêt une autre fonction. On l’améliore, le teint, le coud. Et puis on le customize, on accroche des bijoux, des broches. On le personnalise un peu. En fonction de sa tribu, de son origine géographique, de sa famille, de son âge et de son sexe.

Ainsi et même sous des latitudes clémentes, les populations agrémentaient leur tenue d’une multitude d’accessoires tels que des pagnes végétaux, des plumes ou des bijoux sculptés dans l’os par exemple. Des accessoires inutiles d’un point de vue fonctionnel dont le seul but était « d’être beau », de « séduire ».

Il s’agit là des prémices, très balbutiants, de ce qui deviendra plusieurs milliers d’années plus tard, “la mode”.

La mode est alors un faire-valoir ; si elle n’a pas encore vraiment d’identité, elle est le miroir de la condition sociale.”

En France dès le 14e siècle, la mode est un caprice aristocratique qui fait sensation à la Cour. C’est ce qui permet aux classes aisées de se distinguer des classes populaires. La mode est alors un faire-valoir ; si elle n’a pas encore vraiment d’identité, elle est le miroir de la condition sociale.

A la cour, on parle de costumes. Obligatoirement clinquants, les matériaux sont rares et les tissus somptueux. Les robes de courtisanes rivalisent d’élégance et de volupté.

C’est à cette période aussi que l’on commence à se parfumer (il faut dire qu’à l’époque, le parfum remplace allègrement le savon) et à se maquiller. Ce ne n’est pas l’apanage des femmes. Les hommes aiment se couvrir le visage d’une poudre qui leur confère un teint blanchâtre très “tendance” à l’époque (le bronzage est la hantise des classes aisées, qui pourraient alors être assimilées au bas peuple travaillant dans les champs).

Peu avant la Révolution apparaît l’ancêtre de la presse vestimentaire spécialisée sous la forme d’almanachs illustrés présentant les tendances parisiennes à ses lectrices provinciales et européennes. Dès ses premières publications, cette presse jouera un rôle fondamental dans la libéralisation des vêtements et plus tard, l’émancipation de la femme.

La mode et les styles sont avant tout l’œuvre d’artisans tailleurs, couturiers (modélistes), plumiers, fourreurs, brodeurs, maroquiniers, bijoutiers, horlogers, chapeliers, lunetiers et d’innombrables autres métiers concrètement encrés dans la réalité, derrière le rideau où se représente cette infatigable mode. Ne l’oublions pas, elle existe grâce à des mains délicates et passionnées.

Ainsi pour conclure, c’est avec un immense amour que je parlerai de la mode. Il m’arrive parfois de la détester, de ne pas la comprendre, totalement en dehors des réalités, de la vie. Souvent l’excuse utilisée pour se justifier est de mettre en scène le rêve, la nouveauté, l’étonnement, l’esprit subversif ou tout simplement la recherche d’une plus grande visibilité. Tout cela est compréhensible. Mais par pitié pas de crocs chez Balenciaga !

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