Que signifie la différence entre transgenre et transexuel ?


Il y a beaucoup d’a priori sur l’identité de genre. Vous vous demandez ce qu’est être transgenre ? Il est important de bien le comprendre pour ne plus alimenter l’intolérance.

Il n’y a aucune différence

Ces deux termes veulent dire la même chose. Ils sont simplement utilisés par des personnes différentes.

Il y a quelques années le terme « transexuel » était le seul qui existait, donc vous verrez beaucoup de personnes trans de plus de 40 ans l’utiliser.

Le mot transgenre est devenu à la mode pour des raisons variées (rejet partiel du lexique médical et psychiatrisant et appropriation du mot « genre ») et c’est celui qui est le plus commun désormais.

Transexuel, transgenre, MtF ou FtM, transidentitaire, trans* ou juste trans : chaque personne trans a le droit de décider comment se désigner, et personne n’a à la juger pour son choix.

Pourquoi un tel changement ?

Les termes transexuelet transexualité transportent un bagage historique :

Médicalisation et psychiatrisation

Il s’agit de termes utilisés dans le cadre de la médicalisation et psychiatrisation des personnes trans. Pour certains, ils renvoient à des pratiques dangereuses et discriminantes, comme la stérilisation forcée ou les années de psychiatries avant de pouvoir commencer une transition.

Étymologie

Étymologiquement, transexuel se rapproche de la structure des mots désignant des orientations sexuelles, comme hétérosexuel ou homosexuel. Ce qui est confusant, du fait que la transidentité rapporte au genre de l’individu.

Pour la plupart des personnes, il n’existe que deux genres préétablis : l’homme et la femme, dont la constitution et le comportement sont particulièrement liés au sexe biologique. Or, les personnes transgenres sont celles qui ne s’identifient pas avec le genre qu’on leur a assigné à la naissance.

Jusqu’au 18e siècle, on considérait qu’il était normal que l’identité et les attributs sexuels ne coïncident pas. Le siècle de la raison et des Lumières va petit à petit faire voler cela en éclats. Au 19e siècle, avec les progrès de la biologie, les scientifiques occidentaux établissent comme une vérité absolue le fait que ce n’est pas Dieu, mais la nature qui créé les différences entre hommes et femmes. Pour certains idéologues, c’est le moyen de prouver que les hommes sont naturellement hommes et les femmes naturellement femmes en raison de leurs organes, de leurs gènes, de leurs hormones… Or, au fil du temps et des découvertes scientifiques, ces idées sont peu à peu démantelées. La femme n’a pas de prédisposition à l’hystérie plus qu’elle n’en a à lire des romans d’amour, et les hommes n’en ont pas pas plus pour allumer un feu ou changer une roue.

Tout ce qui était admis il y a 100 ans nous semble aujourd’hui totalement révolu, voire farfelu. Pourquoi, dans ce cas, ne pas admettre que nos certitudes actuelles reposent, elles aussi, sur des préjugés ?

La question du genre est particulièrement épineuse en ce sens. On considère encore, souvent fermement, qu’il n’existe que deux genres, l’homme et la femme. La langue française même n’est pas faite pour laisser la place à d’autres genres. Et pourtant, les scientifiques ont découvert qu’il n’existait pas deux sexes, mais 48. C’est-à-dire qu’entre l’homme à 100% et la femme à 100%, il existerait environ 46 intersexuations. Chaque personne serait elle-même constituée entre 10 et 40% des marqueurs biologiques de l’autre sexe.

La question de l’opération

Pour certaines personnes, la différence entre transgenre et transexuel se constitue dans le fait d’avoir fait ou pas une transition médicale ou une opération de changement de sexe : c’est faux

La transition médicale est composée de beaucoup de variables et chaque parcours est différent. La frontière serait trop floue si on voulait définir ces termes de manière précise.

Cela ajouterait une catégorisation qui insinue que l’opération de changement de sexe est le but ultime d’une transition, ce qui n’est pas souhaitable d’envisager.

Il y aurait de fait les personnes transexuelles qui iraient jusqu’au bout et les personnes transgenres qui n’y vont pas.

Or, les raisons de ne pas faire d’opération de changement de sexe sont multiples : ça coûte cher, ça peut faire mal, les résultats peuvent être inégaux et les conséquences peuvent être lourdes si mal réalisée.

Et puis tout simplement, certaines personnes trans préfèrent, à choisir, garder le sexe avec lequel elles sont nées. Et cette préférence n’a pas à avoir d’influences sur la légitimité des personnes trans à se définir en tant que tel, et être respecté pour ce qu’elles sont.

Conseil d’utilisation pour les personnes cis

Si vous êtes cis (= pas trans), nous vous déconseillons l’usage du terme « transexuel »Les termes « trans » et « transgenre » sont désormais la norme, et par respect de vos interlocuteurs trans, présumez par défaut qu’il s’agit des termes qu’ils emploient pour se définir eux-même.

Cependant, vous verrez occasionnellement dans la bouche de certaines personnes trans les termes « transexuel » et « transexualité« , par revendication politique ou parce que c’est les termes qu’ils ont toujours employé.

Nous conseillons l’usage du mot « trans », tout simplement.C’est le mot utilisé dans le reste de ce site :

  • « Je suis trans »
  • « Être trans, c’est … »
  • « Les personnes trans, les hommes trans, les femmes trans »

Dernière info importante : Trans, transexuel et transgenre sont des adjectifs et ne doivent pas être utilisés comme des noms (ne dites pas « des trans » mais « des personnes trans »).

Homme trans et femme trans

Si vous souhaitez utiliser transexuel et transgenre, pensez bien à accorder correctement ces mots au genre choisi de la personne : « une femme transexuelle » (c’est à dire une femme assignée garçon à la naissance) et « un homme transexuel » (un homme assigné fille à la naissance).

Comprendre le transgénérisme

Pour comprendre les notions de genre, de sexe et d’identité, il est important de redéfinir des concepts de base, que l’on a parfois tendance à mélanger. Il y a en effet trois réalités à propos du sexe et de l’identité, qui ne sont pas liées mais qui sont souvent confondues :

  • Les attributs sexuels : ils n’ont aucun lien avec l’identité, tout sexe peut cohabiter avec toute identité
  • L’identité : c’est la personne que l’on est, indépendamment de ses attributs sexuels
  • La sexualité : elle n’est liée ni au genre, ni au corps.

Tout genre peut coïncider avec toute identité.

La pilosité, les vêtements, le maquillage, le ton de la voix… sont appelés « expression de genre » : ce sont des marqueurs que l’on peut ou non contrôler, et qui n’ont aucune influence sur l’identité. Être d’un genre ou d’un autre peut influencer la manière dont ces marqueurs s’expriment, mais ne définit en rien l’identité de la personne. Porter des habits de femme ne signifie pas être une femme.

Lorsqu’un enfant naît, on lui attribue classiquement le genre qui correspond à ses attributs sexuels. Ainsi, une personne cisgenre est une personne dont le genre correspond à celui qu’on lui a assigné à la naissance, et une personne transgenre ne se reconnaît pas dans celui qu’on lui a assigné à la naissance.

Comment se manifestent les signes du transgénérisme ?

L’insatisfaction de son propre corps ou la non reconnaissance de son sexe biologique peut apparaître tôt, et des enfants peuvent montrer dès l’âge de 3 ou 4 ans qu’ils sont transgenres. Il est fondamental pour toutes les personnes d’avoir l’appui d’un psychologue spécialisé dans les questions de genre, et notamment pour les enfants, afin qu’ils puissent passer à travers ce processus de manière naturelle, en leur offrant un espace suffisant pour se manifester, et qui permettra de découvrir si réellement ils vivent un conflit identitaire ou s’il s’agit d’un moment de mal-être.

Les transgenres ont souvent la sensation de ne pas être dans le bon corps, souffrent d’un inconfort constant en relation avec leur propre sexe. Beaucoup, d’ailleurs, afin d’expliquer à leurs proches leur sensation, expliquent que c’est comme si on leur avait donné des vêtements dans lesquels ils se sentaient mal (trop grands, trop petits, trop voyants ou trop ternes…). On peut vivre comme cela, mais au bout d’un moment, on a envie que les autres nous voient tels que l’on est, et pas uniquement à travers ces vêtements qui ne nous définissent pas et dans lesquels on ne se reconnaît pas.

Quelle est la différence entre transgenre et transexuel ?

Dans les deux cas, les personnes sentent un inconfort au niveau biologique, mais ces deux termes englobent une différence marquante :

  • Transexuel : il s’agit d’une personne pour qui les attributs sexuels ne correspondent pas à l’identité, et qui ont un fort besoin de modifier leur corps, par exemple à travers une thérapie hormonale ou une chirurgie de réassignation sexuelle.
  • Transgenre : il s’agit d’une personne qui ne se reconnaît pas dans tout ou partie du genre qu’on lui a assigné à la naissance, mais qui ne ressent pas forcément pour autant le besoin de modifier son anatomie.

L’expression de genre est quelque chose de très subjectif, elle passe principalement par le ressenti et l’envie ou non d’avoir un corps qui correspond à l’identité à laquelle on se sent appartenir.

Transsexuel, transgenre et travesti sont des termes souvent confondus, alors que ces trois termes désignent trois choses distinctes. Le point commun entre ces trois termes, c’est qu’ils ont été pendant longtemps catégorisés en tant que maladie psychiatrique et déviance sociale…

Bon, le monde occidental considère encore que la transidentité, la transsexualité et le travestissement sont des déviances sociales. Et beaucoup pensent encore que ce sont des maladies mentales… Enfin, ce n’est pas le sujet, passons ! 

Transsexuel, transgenre ou travesti ?

Nous ne considérons pas la transsexualité, la transidentité ou le travestisme comme une déviance ou comme une maladie. Ce sont des identités, des modes de vie, des choix.

Être transgenre, c’est affirmer une identité de genre différente que celle attribuée à la naissance. Ce genre que la personne exprime peut être féminin, masculin, mais pas seulement. Les différents genres sont regroupés dans ce qu’on appelle le parapluie de la transidentité. Ce “parapluie” répertorie les différents genres existants. C’est une sorte de bibliothèque de genres, qui s’enrichit de jour en jour !

Contrairement aux idées reçues, le genre ne se choisit pas. Lorsque l’on s’affirme transgenre, on revendique souvent une réalité cachée pendant longtemps pour plusieurs raisons : pression sociale, familiale, etc. Certaines personnes n’étaient d’ailleurs tout simplement pas au courant que le genre était reconnu, c’est pour ça qu’elles ont décidé de nier cette identité,  de l’enfouir pour des raisons sociales ou d’intégration. Ce sentiment d’appartenir à un autre genre que celui attribué à la naissance peut apparaître dès la petite enfance, par le refus de s’habiller comme l’impose son sexe de naissance, ou en refusant de jouer avec des jouets attribués en fonction de son sexe biologique.

Au niveau médical, on désigne les enfants transgenres comme atteints de dysphorie de genre. Nous considèrons encore cette identité de genre comme un trouble. Mais une bonne partie du corps médical ne cherche plus à “soigner” ce “trouble”. De nombreux médecins et psychiatres recommandent aujourd’hui simplement de suivre et d’encourager l’enfant dans le choix de son genre. 

Une origine inconnue

L’origine de cette identité transgenre fait encore débat. Que ce soit au niveau psychiatrique ou chez les militants. Des personnes diront que l’identité de genre est une construction sociale comme une autre, qu’elle n’est pas déterminée à la naissance comme le sexe biologique. Mais qu’elle découle d’une éducation et d’une série d’événements dans le début de vie de l’individu qui va mener la personne à découvrir sa transidentité. De l’autre côté, des personnes suivent plutôt le courant essentialiste, c’est à dire que l’identité transgenre est “naturelle”, qu’elle est liée à l’être de la personne et que rien ne peut l’expliquer.

Que vous soyez plutôt d’un avis ou d’un autre, il est clair dans tout les cas que la transidentité n’est pas une “phase”. C’est réellement le sentiment de ne pas appartenir à son genre de naissance. Encore une fois, ça ne se soigne pas, ça ne passe pas, c’est comme ça, et ça le restera.

Laverne Cox - transgenre - transsexuel - vivre trans
L’actrice transgenre Laverne Cox pose pour la marque de Beyoncé

Ne pas se sentir comme appartenant à son genre de naissance n’est pas une maladie. On ne le vous répètera jamais assez. Notre société occidentale a normalisé les genres féminins et masculins. Mais nous ne devrions plus être catalogués en fonction de son sexe biologique. Le sentiment de gêne ou de honte qu’on peut sentir en réalisant qu’on est pas né dans le bon corps est loin d’être plaisant ou facile.

La transition : un moment important

C’est pourquoi il est important d’accompagner les personnes pendant leur transition. Cette transition peut se faire de différentes manières : il n’y a pas de “mode d’emploi” sur la transition de quelqu’un. L’objectif est personnel : de quelle manière veut-on faire reconnaître son identité ? Cela peut passer par la volonté de s’habiller d’une certaine manière. Nous parlerons également simplement d’un ressenti, une acceptation de sa transidentité sans aucun changement ne soit fait. Ça peut être un coming out auprès de son entourage. Ou un changement de prénom ou de sexe sur son état civil, une prise d’hormone ou une opération chirurgicale.

C’est par ailleurs lorsque l’on subit une opération de changement de sexe pour faire correspondre son corps à son identité de genre que l’on est transsexuel. Prenons l’exemple d’une personne née avec des organes génitaux féminins se faisant opérer pour les changer en organes masculins. Elle sera considérée comme une homme transsexuel.

Pour ce qui est des personnes travesties, ce sont des personnes qui aiment pour le plaisir se déguiser dans un genre qui n’est pas le leur. La notion la plus importante dans le travestisme, c’est l’idée de déguisement, une idée absente de la transidentité et du transsexualisme. Être transgenre ou transsexuel, ce n’est pas un déguisement, c’est une identité. Se travestir, c’est se déguiser pour le plaisir.

Pourquoi est-il important d’avoir l’aide d’un psychologue ?

Le transgénérisme n’est pas une maladie, cela n’est pas contagieux et ne se transmet pas aux enfants, tout comme il ne s’agit pas d’un effet de mode. On recense en effet de plus en plus de personnes qui admettent être transgenres, mais cela tient plus du fait que la parole se libère de plus en plus autour de cette question.

Pour autant, ce n’est jamais facile de faire face à des sentiments et conflits provoqués par le fait de ne pas se reconnaître dans le genre qu’on nous a attribué à la naissance et s’accepter comme transgenre. L’aide d’un psychologue peut être très utile car le professionnel ne verra pas cela comme une pathologie, mais tentera de dresser un état des lieux de votre vie, de vous faire mettre au jour vos peur et vos désirs. Être transgenre peut être une possibilité parmi d’autres d’exprimer son identité, comme d’autres l’expriment en étant cisgenre. Il est important de pouvoir vivre son identité de genre de la manière dont on ne se sent le mieux et, pour cela, être bien entouré est crucial.

Différents termes pour différents genres

Il existe actuellement une multitude d’autres genres que le féminin et le masculin, et il est probable que, grâce aux avancées de la recherche et à la libération croissante de la parole à ce sujet, on découvre de plus en plus de genres.

  • Cisgenre : personne dont le genre correspond à celui assigné à sa naissance
  • Transgenre :personne dont le genre ne correspond pas à tout ou partie de celui assigné à sa naissance.
  • Agender ou agenre : lorsque la personne n’a pas de genre. On peut aussi dire « neutre » ou « neutrois »
  • Agenderflux : personne agenre qui a parfois des poussées vers d’autres genres
  • Androgyne : personne qui est un mélange des genres homme et femme
  • Bigenre / trigenre : personne qui possède deux ou trois identités de genre
  • Demiboy / demigirl : personne qui est en partie homme ou femme et d’un autre genre.
  • Genderfluid : personne dont le genre peut varier, pas forcément entre les deux extrémités « homme » et « femme »
  • Queer : personnes dont le genre, la sexualité, le romantisme et l’habillement sortent des normes et le revendiquent. Ce mot a une connotation militante forte.

Tout genre peut coïncider avec toute identité ou toute sexualité, et l’important est que chaque personne se sente suffisamment soutenue et entourée pour pouvoir s’épanouir et vivre sereinement.

Enfin, notons qu’au fil des années des glissements sémantiques s’opèrent qui marquent le rapport que nous entretenons avec les autres. De même que l’on est passé des « handicapés » aux « personnes handicapées » ou « porteuses de handicap », nous passerons sans doute un jour des « transgenres » aux « personnes transgenres » ou « de type transgenre ». Autrement dit à une nouvelle forme de reconnaissance de ce qui fait encore débat.

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