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L’île aux parfums Mayotte confinement


Mayotte, bienvenue sur l’île aux parfums !

Le 101e département français est peu connu des métropolitains. L’île a pourtant des trésors comme ses voisines Maurice ou La Réunion.

Pour lutter contre la propagation du coronavirus, le préfet de Mayotte a instauré un couvre-feu dans l’Île aux Parfums. L’île qui est au stade 2 de l’épidémie a enregistré ce mercredi 5 nouveaux cas de coronavirus COVID-19, portant désormais à 35 le nombre total de cas.

Un couvre-feu instauré à la demande des maires du département. Après une semaine de confinement, ces derniers ont en effet constaté que beaucoup de personnes continuaient à circuler et se rassembler dans les rues.

Il sera donc désormais interdit de circuler de 20 h à 5 h, sauf motif impérieux, notamment pour le personnel soignant, les forces de l’ordre, les pompiers ou encore les journalistes. Un arrêté a été pris par le préfet Jean-François Colombet. 

Dominique Voynet recommande donc que les classes ne rouvrent leurs portes qu’après le Ramadan, qui devrait se terminer fin mai. « Elle précise que s’agissant de l’assouplissement du confine- ment et des mesures de déconfinement, elle ne rendra pas d’avis favorable si elle pressent le moindre risque pour les populations  » précise l’article de France Mayotte Matin.


Les enseignants de retour dans l’île pourraient aussi être soumis à une quatorzaine stricte avant de reprendre le chemin de l’école. « Les parents auront à prévoir des kits de masques pour leurs enfants  » a expliqué la directrice de l’ARS à la presse mahoraise.

Alors que la date du 11 mai 2020 a été choisie pour entamer le déconfinement progressif de la population française, à Mayotte, les autorités sont réticentes à entamer l’assouplissement du confinement aussi tôt. Le nombre de cas continue à augmenter à Mayotte, avec 284 cas confirmés et quatre morts à déplorer. Dans ce contexte, la directrice de l’ARS Mayotte, Dominique Voynet, considère  » qu’il n’y a pas d’urgence à faire revenir à Mayotte, les centaines de professeurs qui sont en confinement avec leurs familles en métropole « , expliquent nos confères de France Mayotte Matin.

– Des confinés en caserne –

La directrice de l’ARS a par ailleurs abordé le sujet du confinement au Régiment du Service Militaire Adapté (RSMA), où sont hébergés des personnes en quatorzaine : elle a indiqué que « l’ARS a mis la main au porte- feuille pour améliorer les repas » afin d’offrir des conditions de vie acceptables. Du répulsif anti-moustiques a aussi été distribué.

Des tests de dépistage ont été effectués au centre d’hébergement, seuls les enfants ne l’ont pas été. Les résultats seront disponibles dans trois jours.


Quoi de mieux pour capter votre attention qu’un bon vieux petit confinement des fafa. C’est parti, le moment où jamais pour surfer sur la vague et entamer la première étape vers ma nouvelle célébrité.

A Mayotte aussi nous voilà enfermées, confinées, seules au monde dans notre appartement… Quand je vous disais qu’ici c’était comme à Koh Lanta… « Il n’en restera qu’une » meurtre à Passamainty ou covid-19 ? Seul l’avenir nous le dira.

Complot Américain ? Expérience infectiologique qui a mal tourné ? Par ici c’est plutôt l’afflux de métropolitains rentrant ou arrivant de France qui ramène le virus. En croisant les doigts pour que la maladie ne se propage pas sur cette île car autant vous dire que sinon… Je ne veux même pas imaginer.

En parallèle de cette situation, nous avons également droit à l’épidémie de Dengue, actuellement en « alerte de niveau 4 » nos préoccupations se tournent donc plutôt vers celle-ci. Les sages-femmes sont une à une touchées et nous sommes actuellement en stand-by comme au loto « la Dengue, à qui le tour ».

Pénurie de masque, pénurie de solution hydro-alcoolique… Le tout volé, par les patients… Ou les soignants, je ne veux même pas savoir…

Bon petit saut dans le temps et reprenons les choses chronologiquement.

Dans ce département français de l’océan Indien, le dernier bilan fait état de 184 cas avérés de Covid-19, et deux décès.

Au bidonville, il n’y a ni eau courante, ni électricité. Les allées sont en terre battue. Et la majorité du gros millier d’habitants qui y vivent sont des citoyens comoriens en situation irrégulière à Mayotte.

La température extérieure quotidienne avoisine les 30 à 32°C, mais plutôt 40 à 45°C à l’intérieur des cases. « On n’a ni ventilateur ni climatiseur », explique Namati Houmadi, âgée d’une cinquantaine d’années et mère de quatre enfants de 12 à 20 ans : « Dehors, on peut au moins respirer ! ».

Dans ce bidonville installé sur des terrains communaux, les règles de distanciation sociale ne sont pas la priorité des habitants. Ici, la préoccupation majeure est l’eau. Une borne-fontaine à carte rechargeable a été installée il y a une dizaine d’années. Mais aujourd’hui, elle pose problème.

« Déjà, elle ne fonctionne que quelques heures. Tout le monde ne peut pas remplir ses bidons, il faut aller se disputer avec les habitants de Komprani (un autre bidonville de Kahani, ndlr) sur leur borne. Ensuite, notre borne est trop près de la route, des enfants se sont faits renverser par des voitures », grommelle Nemati Houmadi.

Et « en ce moment, il est difficile pour nous de recharger nos cartes. Le seul point de vente est à Kawéni (à 25 km) et avec le confinement, c’est difficile de circuler pour aller là-bas », ajoute son voisin Ibrahim Ousseni Abdallah.

En moins de trois semaines, la jeune entreprise 1 jour 1 plaisir a séduit le cœur des Mahorais. Son principe : livrer une preuve d’amour ou d’affection par un professionnel équipé d’une caméra discrète. Pour ceux qui vivent loin de l’île, ou qui sont trop timides pour assumer leurs sentiments, témoigner de son affection devient désormais possible en quelques clics.

« Le messager de vos émotions« . Le slogan est simple et parle de lui-même. Avec son entreprise 1 jour 1 plaisir, le Mahorais Bachir Cassim, 30 ans, livre des preuves d’amour à travers l’île depuis la mi-septembre. Qu’il s’agisse d’une rose, d’un mot doux, d’un cadeau matériel ou d’une bonne nouvelle, ses idées comme ses clients ne manquent pas. « On a déjà dépassé la trentaine de livraisons ! », se réjouit-il. Avec sa petite GoPro sur le casque, le jeune homme filme discrètement, et permet ainsi à ses clients de constater l’émotion procurée par leur attention. Une bénédiction pour les personnes vivant à l’extérieur de l’île et qui souhaitent chouchouter leurs proches au travers d’une attention particulière. « Des gens de Marseille, Toulon, et de La Réunion ont déjà fait appel à nos services« , détaille-t-il. « C’est un bonheur de voir la réaction des gens et de la transmettre à la personne concernée. Je viens de livrer une femme à la mairie de Sada, les gens m’ont carrément applaudi« , rembobine l’entrepreneur, sourire aux lèvres.

 « Qui a dit que les Mahorais n’étaient pas romantiques ? »

Plus qu’une aventure entrepreneuriale, Bachir avoue éprouver une certaine satisfaction dans son travail aux allures de Cupidon. « Un homme était dingue d’une femme qu’il croisait tous les jours sur la barge, sans oser lui parler. Il m’a appelé pour un pack mots doux, et la semaine suivante je les voyais en train de boire un coup au 5/5. C’est génial« .  Dans une île où témoigner son affection, voire son amour, n’est pas toujours une sinécure, 1 jour 1 plaisir permet de fluidifier les rapports en s’émancipant des contraintes sociales. Un filon que l’homme a repéré suite à la venue d’un ami sur l’île. « Il est tombé amoureux d’une Mahoraise et tentait par tous les moyens de la séduire. J’ai dû trouver une activité à lui proposer chaque jour durant une semaine. C’est ainsi que m’est venu le concept. » si l’entreprise est encore jeune, ses projets ne manquent pas. « Nous allons développer le pack restaurant. Je m’occupe des réservations en fonction de la demande du client et de mes partenaires. Ensuite, j’installe un tapis rouge et des couverts haut standing, en plus d’annoncer la bonne nouvelle. C’est ainsi qu’on transforme une simple soirée au restaurant en événement d’une plus grande ampleur« , ambitionne-t-il avant de conclure : « Qui a dit que les Mahorais n’étaient pas romantiques ?« .

Sur sa jeune page Facebook qui dépasse déjà le millier d’abonnés, Bachir propose différentes offres. Du pack roses à 10 euros, en passant au pack mots doux à 20 euros, jusqu’au pack prestige à 90 euros où l’entrepreneur installe carrément un jacuzzi à domicile orné de pétales de rose, les recommandations positives ne manquent pas. « Franchement chapeau ! Cela fait  trois ans que je poursuis mes étude sur l’île de La Réunion. Je n’ai jamais pu procurer autant d’émotions à ma mère, et ce n’est pas faute d’avoir essayé« , peut-on lire.

Le message qui accourt en ce moment, c’est “restez chez vous”. Or, il est important de comprendre ce qu’est le “chez vous.” En ce qui nous concerne à l’Insee, c’est à relier avec l’étude sur le logement publiée en août dernier. Trois éléments forts y reviennent : sur Mayotte, nous avons 40 % de logements en tôle, trois logements sur dix n’ont pas accès à l’eau, et 57 % des logements sont en surpeuplement, dont un tiers en surpeuplement aggravé. Lorsqu’on parle de confinement et de “rester chez soi”, ici, il est important de prendre en compte la nature de ce “chez soi”. Au niveau national, le nombre de logements en surpeuplement aggravé est dérisoire. Il paraît donc difficile d’envisager le confinement de la même manière ici et en métropole, car cette notion résonne différemment à Mayotte pour la majorité de la population. Pour une famille de trois ou quatre enfants vivant dans un logement en tôle sans eau ni électricité, le “rester chez soi” est très théorique.

Et puis, une autre question se pose, et elle n’est pas anecdotique : il y a une population pauvre qui bénéficie rarement des minimas sociaux. Dans ces conditions, et même si le confinement est une bonne chose, évidemment, il faut malgré tout que cette population trouve des ressources au quotidien, qu’elle survive. Alors, comment faire pour que ces familles subviennent à leurs besoins sans avoir à être dehors ? Est-ce que, même s’ils le souhaitaient, ces ménages sont en mesure de rester chez eux ?

Dans le débat tel qu’il est porté actuellement – et c’est quelque chose que je constate souvent à Mayotte –, on oublie de contextualiser. Il le faut pourtant, car, encore une fois, le “chez soi” à Mayotte ne veut pas toujours dire grand-chose. C’est important de bien l’avoir en tête : le “chez soi” n’a pas la même signification à Mayotte que dans un autre département d’Outre-mer ou qu’en métropole. Pour rester chez soi, il faut de l’argent et des conditions de vie qui permettent de stocker. Actuellement, dans un logement en tôle, il fait 40 °C. C’est impossible d’y rester en journée, on n’y rentre que la nuit quand la fraîcheur est revenue. Ce type de logements est plus un dortoir provisoire qu’une habitation à proprement parler. D’autant que l’équipement y est rudimentaire. La TV peut y être fréquente, mais on ne s’y occupe pas avec Internet sous la climatisation par exemple.

FI : Vous soulevez la question des équipements des ménages. Il est notamment préconisé de se laver les mains longuement et régulièrement, mais beaucoup d’habitations ne disposent pas de l’eau courante. Cela complique forcément l’application de ces mesures de confinement…

JM : Trois logements sur 10 n’ont en effet pas l’eau à l’intérieur du logement. L’eau est essentielle à la vie, et dans un grand nombre de cas elle conditionne les déplacements, qui deviennent dès lors impératifs. La question de l’accès à l’eau se pose de manière importante à Mayotte. Elle est extrêmement prégnante pour des populations qui sont obligées de se fournir en eau quotidiennement. Or, si elles n’ont pas accès à l’eau à l’intérieur de leurs logements, elles doivent de fait en sortir. C’est à mon sens une réflexion à mener ici : comment permettre l’accès à l’eau tout en évitant la propagation du virus ?

FI : Une récente étude de l’Insee mettait aussi en avant de fortes différences entre villages…

Les villages montre en effet que la problématique est accentuée dans certains territoires. On a des villages où le taux de logements en tôle est bien supérieur et où l’accès à l’eau est encore plus faible. On avait cité le cas extrême des villages de Kahani et d’Hamouro. Il y a des zones où cette problématique du confinement est donc encore amplifiée. Faire du confinement à Bouéni ou Kani-Kéli, ça va encore à peu près, mais à Hamouro ou dans les villages de Koungou, c’est une autre affaire.

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