VivreTransFéminine

Discrimination et présomption insidieuse envers les trans


Taboue et souvent fantasmée, la question de la « transidentité » bouleverse la vision binaire et traditionnelle du genre et des identités sexuelles. En France, la vie des personnes trans se heurte à des difficultés au quotidien. Violences et humiliations dans l’espace public, discrimination à l’emploi et dans les entreprises, voyeurisme des médias, obstacles juridiques au changement d’état civil… Qui mesurent le chemin qui reste à parcourir pour qu’elles et ils puissent évoluer dans une société qui leur laisse une place à part entière.

L’homophobie et la transphobie se traduisent souvent par des moqueries, des commentaires désobligeants, des imitations caricaturales, etc. 

Ces commentaires sont souvent faits de manière sournoise ou allusive, comme laisser planer un doute sur un collègue. Lancer de fausses rumeurs, dévoiler l’orientation sexuelle d’une personne sans son consentement ou menacer de le faire, refuser de travailler avec cette personne ou remettre en question ses compétences professionnelles sont autant de facettes discriminatoires associées à l’homophobie et à la transphobie.  Même lorsque les gais, les lesbiennes et les transgenres ne sont pas directement visés par ces incidents, ils en deviennent tout de même les cibles indirectes, car ils se voient imposer des représentations négatives de leur réalité selon le rapport De l’égalité juridique à l’égalité sociale : Vers une stratégie nationale de lutte contre l’homophobie (PDF) de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. 

« Le genre est une identité sociale, elle n’est pas liée aux organes génitaux. C’est le fait de se sentir homme, femme, les deux, ou aucun des deux. ».

Les relations privées, le harcèlement (sexuel) dans les relations professionnelles ou les infractions visées par d’autres lois ou arrêtés royaux ou qui relèvent d’une compétence communautaire ou régionale ne sont pas visées par cette loi.

Le caractère transgenre de la victime constitue une circonstance aggravante d’un crime de haine. Les crimes de haine impliquant une dimension transgenre peuvent donc être plus sévèrement punis. C’est pourquoi il est capital d’en faire mention en cas de déposition.


De bonnes intentions qui peuvent avoir des conséquences

Une fois étiquetée LBGTQ, la personne se retrouve souvent à devoir répondre à une foule de questions concernant les minorités sexuelles. Or, si cet intérêt part souvent d’une bonne intention, cela peut devenir excessif et désagréable pour la personne concernée.  

La réalité des femmes lesbiennes et bisexuelles

Les femmes ayant fait leur coming out sont souvent la cible de harcèlement, particulièrement dans les milieux de travail traditionnellement masculins. L’idée de « les ramener dans le droit chemin » ou d’insister lourdement pour réaliser certains fantasmes sexuels avec elles est encore chose courante.  

Si quelqu’un est victime de harcèlement ou de comportements sexuels indésirables sur son lieu de travail, la  “loi relative à la protection contre la violence et le harcèlement moral ou sexuel au travail” (1996) est d’application. Dans ce cas, la victime peut s’adresser au conseiller en prévention du service de prévention interne ou externe de l’employeur (ou à la personne de confiance et/ou au représentant syndical).

Dans certaines organisations, les personnes trans sont systématiquement écartées des processus d’embauche et elles sont automatiquement congédiées lorsqu’elles annoncent à leur employeur leur désir de vivre selon le genre auquel elles s’identifient. Dans d’autres organisations, les personnes trans sont appelées « Madame-Monsieur » et elles sont confinées aux toilettes unisexes réservées aux personnes handicapées.

Ces tristes réalités sont trop peu connues, car la plupart des organisations font beaucoup d’efforts pour ne pas mal paraître et pour cacher la discrimination insidieuse qui y perdure encore. On ne dit pas aux personnes trans qu’elles ne sont pas bienvenues dans l’organisation, mais on leur met partout des bâtons dans les roues : « Nous sommes désolés, mais il n’y a pas de jupe en taille XXXL au magasin d’uniformes. »

La loi relative à la lutte contre la discrimination contient également des dispositions pénales. Elle punit également l’incitation à la discrimination, à la haine ou à la violence.

Ça introduit, dans l’idée du public, que les femmes trans sont très majoritaires, alors que ce n’est pas le cas », notamment au sein des associations concernées. « Mais c’est plus spectaculaire, surtout dans une société patriarcale, de montrer un homme qui devient femme. » Pour la sociologue, les journalistes ne font pas assez confiance à leur lectorat. « Ils pensent montrer au public ce qu’il est apte à comprendre, ce qu’on lui expose depuis trente ans. Il y a chez certains médias une flemme au niveau du vocabulaire utilisé, de la représentation. Ils doivent faire l’effort d’interroger leurs pratiques et leur vision des personnes transgenre. » 

Si la société accepte mieux désormais les homosexuelles et les lesbiennes, ce n’est pas encore le cas pour les personnes transgenres. Qui se butent tous les jours à  la discrimination, à  l’intimidation, à  l’intolérance des gens et à  la difficulté de faire accepter leur changement de sexe.

La discrimination peut prendre plusieurs formes. En voici quelques exemples :

  • Une banque a des critères qui rendent très difficile pour les nouveaux immigrants d’obtenir un prêt. Ceci peut être une forme de discrimination en raison de deux motifs de distinction illicite : la race et l’origine nationale ou ethnique.
  • Une personne est automatiquement référée à un second triage dans les aéroports, à cause de la couleur de sa peau. Ceci peut être une forme de discrimination en raison de sa couleur.
  • Un employeur attribue le quart de travail de fin de semaine à ses employés, sans demander s’ils observent le Sabbat qui leur interdit de travailler ce jour-là. Ceci peut constituer une forme de discrimination en raison de la religion.
  • Les exigences de capacité physique d’un employeur sont basées sur la moyenne d’un adulte de 25 ans au lieu d’être fixées en fonction des exigences du poste. Ceci peut être une forme de discrimination en raison de l’âge.
  • Une employée au rendement très satisfaisant annonce qu’elle est enceinte. Son employeur commence immédiatement à trouver des lacunes à son rendement, menant à son congédiement. Ceci peut constituer de la discrimination en raison du sexe.
  • Une politique accorde des avantages pour certains couples mariés, mais pas pour d’autres. Il s’agit peut-être d’un cas de discrimination en raison de deux motifs de distinction illicite : l’orientation sexuelle et l’état matrimonial.
  • Une employée ne peut pas continuer de travailler les quarts de soir ou de nuit, parce qu’elle ne trouve pas de services de garderie pour son enfant. Son employeur refuse de lui accorder la flexibilité des heures de travail de jour. Ce cas peut être une forme de discrimination en raison de sa situation de famille.
  • Un employeur exige que tous ses employés aient un permis de conduire valide. Les personnes qui ne peuvent pas conduire à cause d’une déficience n’ont pas l’occasion de démontrer qu’ils peuvent quand même accomplir les tâches requises, en utilisant le transport en commun, par exemple. La situation pourrait être une forme de discrimination en raison d’une déficience.
  • Une personne se voit refuser un emploi à cause d’une une condamnation qui a fait l’objet d’une réhabilitation ou d’une suspension du casier judiciaire. Ce cas peut être une forme de discrimination basée sur l’état de personne graciée.
  • Une personne se voit refuser un emploi après avoir partagé les résultats de leur dépistage génétique avec un employeur potentiel. La situation pourrait être un cas de discrimination en raison de caractéristiques génétiques.
  • Une politique exige que les personnes s’identifient soit comme homme ou femme. Il peut s’agir de discrimination raison de l’identité ou l’expression de genre.

« La transidentité est le fait chez un individu d’avoir une identité de genre différente que celle assignée à la naissance. Le terme transidentité est le plus actuel et respectueux des personnes trans. On parle de personne cisgenre lorsque le genre assigné à la naissance correspond à son identité de genre.
Le transsexualisme ou transsexualité sont des terminologies issues des qualifications médicales définissant le changement de sexe par une opération de réassignation.
Nous n’utilisons pas ces termes car :

 ils font références à une maladie psychiatrique et ne respecte pas l’identité de la personne trans en réduisant son identité à une opération chirurgicale.

Un défi complexe pour les personnes transsexuelles

Les personnes transsexuelles peuvent faire face à des obstacles supplémentaires. Afin de se protéger, certaines refuseront d’utiliser le prénom qu’elles ont choisi pour leur nouvelle identité sexuelle. Souvent, on ne leur accorde pas les services et les avantages habituellement offerts à leurs collègues, dont les congés nécessaires aux procédures médicales de transition.  De plus, des détails qui peuvent sembler banals de prime abord peuvent devenir particulièrement ardus pour les personnes transsexuelles comme :  l’accès aux toilettes ou aux salles d’habillage, le type d’uniformes ou les codes vestimentaires.  

Faire son « coming out »

La décision de faire ou non son coming out au travail ou à l’université est parfois difficile à prendre. Certaines personnes continuent de dissimuler leur orientation sexuelle ou leur identité de genre parce qu’elles ont peur de nuire à leurs études ou à leur carrière. De plus, dans une situation évidente d’homophobie ou de transphobie, il y a parfois un décalage entre les discours et la réalité. 

 ils induisent en erreur en poussant à définir la personne trans par rapport à une orientation sexuelle ou un sexe alors que les personnes trans se définissent par rapport à leur identité de genre.
(…) Être une personne trans consiste à révéler ne pas être en accord avec le genre assigné à la naissance et souvent le besoin d’adopter, ponctuellement ou définitivement, les comportements et attributs sociaux du genre autre que celui assigné et auquel la personne s’identifie, peu importe son sexe. Ce questionnement sur sa propre identité peut s’exprimer consciemment dès l’enfance, à l’adolescence ou à un âge avancé.

Au-delà de ces étiquettes inutiles entretenues par la culture populaire et une curiosité malsaine, les personnes trans partagent toutes, pour la plupart, un même problème triste et criant : une difficulté réelle à se trouver un emploi et, lorsqu’elles en ont un au moment de leur transition, à le conserver.

De nombreuses recherches ont, en effet, documenté ces difficultés pourtant inacceptables dans une société de droit se disant « évoluée ». Et pourtant !


Pour vivre son identité, sa place dans la société et sur le spectre du genre, certain.e.s personnes doivent réaliser une transition de genre plus ou moins binaire selon leur ressenti. Allant de la simple notification de ce ressenti, à un traitement hormonal ou faire des opérations mais cela relève de la vie intime et des choix personnels de chacun. »


La présomption d’hétérosexualité 

Les personnes hétérosexuelles parlent librement de leur famille, de leurs relations amoureuses et de leurs activités en général. Les personnes LBGTQ hésitent souvent à le faire par peur de provoquer un malaise ou des commentaires déplacés ou de sentir de la désapprobation. Elles évitent le sujet ou s’excluent simplement de la discussion. Or, il suffit parfois d’expliquer cette réalité aux gens pour qu’ils modifient leur approche, leur discours ou leur comportement. Par exemple, demander « As-tu quelqu’un dans ta vie ? » plutôt que « As-tu un chum ou une blonde ? » peut sembler banal, mais démontre néanmoins une ouverture d’esprit. 

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