EDITO : Kobe Bryant ou la primauté de l’individu


By Diana ABDOU

A Los Angeles, dimanche. Photo Jenna Schoenefeld. The New York Times. REA

Successeur obsessionnel de Jordan à la tête d’une Ligue professionnelle nord-américaine de basket (NBA) qu’il domina de 2000 à 2010 dans des proportions presque aussi insolentes que son illustre prédécesseur, Bryant a pris beaucoup de choses à Jordan en dehors du fade away ; de la langue tirée lors des lancers francs jusqu’au sourire narquois à un adversaire qu’il vient d’enterrer. La principale leçon retenue par lui fut cependant celle-ci : le sport comme une entreprise de domination totale, s’exerçant au moins autant sur son environnement proche – coéquipiers, coachs – que sur les parquets. Tous les jours.

Partout, jusqu’à ce que l’autre internalise – c’est-à-dire admette, fût-ce inconsciemment – sa supériorité : le prima d’une attitude mentale, soutenue dans son cas par un régime d’entraînement de bagnard, des séances physiques programmées par lui à 4 heures du matin où il convoquait des entraîneurs sidérés jusqu’à ces séances de shoots désormais mythiques ; parfois jusqu’à cinq ou six heures à prendre des tirs sur une même position calée au centimètre près. Possible que l’étendue du respect suscité par l’ancien Laker parmi ses pairs s’explique ainsi, du moins en partie : pour avoir dominé une NBA figurant déjà par bien des côtés une avant-garde du sport mondial, Bryant a surtout dit quelque chose du sport comme il se pratique aux plus hautes altitudes.

Athlète froid à la morgue et à l’assurance aussi légendaires que son shoot à reculons, le fameux fade away qu’il avait piqué à Michael Jordan, Bryant était devenu depuis sa retraite des parquets en 2016 un type comme vous et moi : amoureux de sa ville (Jordan, lui, détestait Chicago) et prosélyte du sport qui l’avait fait roi, père attentionné – c’est en emmenant sa fille à un match qu’il s’est tué – et interlocuteur agréable, loin de l’image glacée qu’il avait promenée sous nos yeux lors des Jeux de Pékin en 2008. Il faut entendre que Bryant avait tombé le masque. Et que ceux qui dessinent le sport moderne en portent un, littéralement théorisé un jour par Jordan lui-même quand il expliqua son propre état d’esprit lors du tournoi olympique des Jeux de Barcelone, où les Etats-Unis alignèrent pour la première fois tous les plus grands joueurs de leur époque (la fameuse Dream Team : Magic Johnson, Karl Malone, John Stockton, Larry Bird, Charles Barkley…) pour remettre leur pays au centre de l’échiquier international : «De la première minute du rassemblement avec l’équipe jusqu’au moment où on s’est quittés après la victoire, je n’ai eu en tête qu’une chose : montrer à mes « coéquipiers » que j’étais plus fort qu’eux et que je les dominerais ensuite jusqu’à ma retraite. Je devais rentrer dans leur tête. Et j’y suis parvenu.»

Pas une superstar du sport qui n’ait rendu hommage à l’ex-basketteur des Lakers de Los Angeles Kobe Bryant, disparu dans un accident d’hélicoptère sur une colline de Calabasas (Californie), dimanche, avec sa fille et sept autres personnes : de Tiger Woods à Rafael Nadal, de Teddy Riner à son ex-coéquipier Shaquille O’Neal que Bryant avait pourtant chassé de la franchise angelenos en 2004 («c’est lui ou moi»), la variété et la profondeur des hommages n’ont jusqu’ici eu aucun équivalent à travers le monde.

Ce qui revient à dire qu’il a raconté son époque : tout, dans la carrière du joueur aux cinq titres NBA, raconte la primauté de l’individu sur le dessein collectif. En 2004, son entraîneur, Phil Jackson, intercède auprès du propriétaire des Lakers pour garder O’Neal et se séparer d’un joueur égocentrique : tout garant de l’équilibre collectif qu’il est, Jackson sera déjugé. A l’autre bout du spectre, Bryant prendra sa retraite en avril 2016 à l’issue d’un match face aux Jazz de l’Utah, où il inscrira 60 des 101 points de son équipe. Une orgie offensive concluant une séquence de plusieurs mois qui auront vu le joueur finissant polluer les résultats de son équipe au fil d’une tournée d’adieux où il se voyait «dire au revoir à chaque salle, chaque arceau, chaque filet» des panneaux de basket du continent. Cette mégalomanie dit son temps : non seulement la superstar du sport est devenue plus grande que le cadre collectif où elle s’inscrit censément, mais elle est parfois – Roger Federer, Usain Bolt, Teddy Riner, Lionel Messi – plus puissante et forte médiatiquement que le sport où elle exerce. Une course folle que rien ne semble pouvoir ralentir. Quand il a quitté les parquets, Bryant a désarmé. Et laissé libre cours à une personnalité autrement plus solaire et paisible que celle, sombre et carnassière, d’un Jordan qui l’aura tant inspiré. Et qui, in fine, est le sport de haut niveau même.

  • A Stockton, en Californie, l’expérience du revenu minimum garanti
    Depuis un an, 125 familles de la ville reçoivent 500 dollars par mois. Le jeune maire démocrate, Michael Tubbs, espère montrer que cette initiative peut permettre de sortir les travailleurs pauvres de la précarité. — À lire sur www.lemonde.fr/economie/article/2020/02/05/a-stockton-en-californie-l-experience-du-revenu-minimum-garanti_6028429_3234.html
  • Alle Tiroler Gemeinden ab Mitternacht unter Quarantäne

    Alle 297 Gemeinden sind von der Maßnahme betroffen. Die Heimatgemeinde darf nur dann verlassen werden, wenn es um die Deckung der Grundversorgung oder um die Daseinsvorsorge geht oder, um zur Arbeit zu kommen.

    Tirol setzt eine weitere drastische Maßnahme gegen das Coronavirus und isoliert sich praktisch selbst. (..)

    www.diepresse.com/5787342/alle-tiroler-gemeinden-ab-mitternacht-unter-quarantane
  • Après le déconfinement la fin des temps le monde part à l’envers

    La défiance à l’égard du pouvoir n’est pas nouvelle. Mais selon des élus locaux et des hauts fonctionnaires, elle est à un niveau jamais atteint.

    Ce qui semble plus certain, selon nos informations, c’est qu’un retour à la « normale » ne serait pas immédiat. Il n’est pas question, par exemple, de rouvrir aussitôt commerces et écoles, mais une réouverture des écoles seulement en septembre n’est pas non plus décidée.

    Les semaines de confinement ont passé et les craintes de se retrouver avec une Cocotte-Minute sociale n’ont cessé de grandir. Elus locaux, syndicalistes, hauts fonctionnaires sont inquiets. Dans quel état d’esprit les Français, confrontés à la pire pandémie du siècle et à une crise économique sans précédent, vont-ils se trouver au moment où le gouvernement incite à la reprise du travail ? Les derniers sondages d’opinion marquent un enracinement patent d’une colère à l’égard de l’exécutif et de sa gestion de la crise sanitaire : selon une enquête du , menée entre le 10 et le 12 avril, ce sentiment serait partagé par 53 % des personnes interrogées.

    Les échos recueillis auprès des élus locaux ne sont guère plus optimistes. Partout, ils sentent une défiance et une perte de crédibilité de la parole publique à un niveau jamais atteint. Et alors que les territoires ont été inégalement touchés par l’épidémie de Covid-19 et que tout le monde n’a pas la même expérience du confinement, ils témoignent tous d’une exaspération très présente. « Le nombre de mails et courriers reçus à ma permanence me disant “on n’a plus confiance” s’est multiplié. L’exécutif est attendu au tournant nous pourrions dire part là que c’est la fin des temps  ».

    Cette défiance à l’égard du pouvoir n’est pas nouvelle. Le mouvement des « gilets jaunes » avait déjà révélé un mécontentement social des classes populaires sans équivalent. La mobilisation importante contre la réforme des retraites de l’hiver avait démontré que ce rejet de la politique du gouvernement était très partagé chez les salariés. Délicat de faire des pronostics sur une nouvelle explosion sociale mais la vigilance est de mise au gouvernement. Un haut fonctionnaire, rattaché au ministère de l’intérieur, en convient : « Il est difficile de lire dans la boule de cristal. Cependant, on voit bien que la fracturation de la société se creuse encore, l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat s’accroît. La période gilet jaune n’est pas cicatrisée.

    A l’annonce du confinement, de nombreux parisiens ont quitté la capitale pour rejoindre leur résidence secondaire ou familiale. En a-t-il été autant pour la capitale britannique ?

    Londres peut-elle se vanter d’avoir su contenir ce mouvement de population ? Une étude de l’Université d’Oxford montre qu’au moins 250 000 personnes ont quitté Londres au début du lockdown pour rejoindre les zones rurales.

    Encore une bonne raison de comparer les deux capitales. Début mars, à l’annonce du confinement, presque 200 000 parisiens ont quitté la ville pour s’enfermer au grand air, dans leur résidence secondaire ou familiale. En ajoutant la banlieue parisienne, ce chiffre grimpe à 1 million de personnes. C’est un véritable exode urbain qui s’est réalisé en seulement quelques jours !

    Mais comment expliquer un écart si important alors que le Grand Paris et Londres ont des superficies et populations presques identiques ?

    Les deux métropoles comptent chacunes plus de 8 millions de résidents sur une surface quasi identique de 1572 km² pour Londres et 1305 km² pour la région parisienne. Mais la ville de Paris concentre plus du quart de la population francilienne. Les parisiens ont donc moins d’espace que les londoniens qui sont mieux répartis sur l’ensemble du Grand Londres. Londres a-t-elle réussi à convaincre ses d’habitants grâce à ses nombreux espaces verts ou les contrôles ont-ils été plus stricts ?

    – En Afrique, les rues de Lagos, ville la plus peuplée d’Afrique subsaharienne, grouillaient de monde lundi après un confinement d’un mois qui a asphyxié l’économie du Nigeria. Au Rwanda, les habitants de Kigali ont repris le travail.

    Il semble pourtant que ce moment de rassemblement à distance et d’échanges de balcons à fenêtres ait du mal à survivre au déconfinement. Dès lundi soir, les applaudissements se sont singulièrement taris dans de nombreuses localités.

    Le mauvais temps a certainement fait son œuvre, tout comme la liberté rendue aux Français de se déplacer sans autorisation ni limitation dans le temps. Les habitants des grandes villes étaient nombreux lundi soir à de nouveau arpenter les rues de leurs cités, voire à fêter leurs retrouvailles autour d’un verre à 20 heures. «Les applaudissements ont largement décliné. C’est une vraie question: Faut il encore applaudir les soignants et jusqu’à quand? »

    Par C.P., G.L. et M.-L.W.Le 10 mai 2020 à 07h48, modifié le 11 mai 2020 à 00h52

    L’essentiel :

    • C’est officiellement la fin du confinement en France, depuis dimanche minuit. Mais « restez prudent », a encore rappelé Emmanuel Macron. « Le virus est toujours là ».
    • En France, 70 personnes sont mortes durant les dernières 24 heures. C’est le plus faible bilan depuis le confinement. Le Covid-19 a tué 26 380 morts depuis le début de l’épidémie.
    • Les États-Unis sont le pays ayant enregistré le plus de morts (78 862), devant le Royaume-Uni (31 855), l’Italie (30 560), l’Espagne (26 621) et la France (26 380).

    La Grèce prolonge le confinement des camps de migrants.

    La Grèce prolonge jusqu’au 21 mai le confinement imposé depuis mars aux camps de migrants, qui devait initialement être levé lundi. Le ministère n’a pas expliqué pourquoi cette décision avait été prise, six jours après le début de l’assouplissement des mesures de restriction. Jusqu’à présent, aucun cas de contamination n’a été enregistré dans les camps des îles de la mer Égée, selon les autorités. Sur le continent, deux camps et un hôtel accueillant des demandeurs d’asile ont été fermés en avril après que de nombreux tests se soient révélés positifs au Covid-19.

    Liban : 13 cas parmi des soldats au tribunal militaire de Beyrouth. 

    C’est ce qu’annonce l’armée libanaise. Un programme de dépistage concernant désormais des dizaines de juges et d’avocats a été mis en place. Au Liban, 845 cas de la maladie de Covid-19 ont été officiellement recensés, pour 26 décès. Le pays a initié un déconfinement mais, ces derniers jours, le nombre de cas est reparti à la hausse, notamment parmi des rapatriés. Le ministre de la Santé Hamad Hassan a mis en garde contre la propagation de la maladie et un retour à la case départ.

     Les femmes davantage frappées par le virus au Québec. 

    Alors que le Covid-19 touche davantage les hommes que les femmes dans plusieurs pays, les femmes représentent 59,7 % des personnes contaminées par le virus au Québec et 54,1 % des décès, selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). A la fin de la semaine, le Québec comptait alors 36 986 cas confirmés de coronavirus et 2786 morts. Pour l’instant pas d’explication officielles, mais les femmes sont très majoritaires parmi les infirmières et les services de soins pour personnes âgées. Le groupe d’âge le plus touché par le virus au Québec est celui des 30-49 ans, avec 28 % des contaminations. Pour ce qui est des décès, le groupe le plus durement frappé est celui des 80-89 ans, avec 40 % des morts, suivi par les 90 ans et plus, avec 33,4 %.

    Cannes : un sanglier sur la Croisette. 

    Privée de starlettes et désertée en cette période de déconfinement, la Croisette cannoise a attiré un jeune sanglier d’une cinquantaine de kilo. L’animal solitaire a été repéré par une patrouille de nuit de la police municipale vers 1h50 dimanche, déambulant tranquillement sur une Croisette. « Notre objectif était d’éviter que le sanglier ne puisse causer un accident, et aussi qu’il se fasse du mal à lui-même », explique Yves Daros, le directeur de la police municipale. Escorté de près par une voiture de police, l’animal a finalement rebroussé chemin et regagné, après un dernier détour par le célèbre établissement du Palm Beach, à la Pointe Croisette, le massif forestier situé sur la colline de la Californie.

    Déconfinement : inquiétude croissante en Allemagne.

    L’Institut national de virologie Robert-Koch, chargé de surveiller l’évolution de la pandémie en Allemagne, fait état d’une hausse du taux d’infection, repassé autour de la zone considérée comme potentiellement dangereuse, de 1 à 1,1. Ce taux dit de « reproduction » mesure la moyenne de gens qu’une personne atteinte de la maladie du Covid-19 va à son tour contaminer. Un chiffre inférieur à 1 suggère que le nombre d’infections dans le pays tend à la baisse, alors qu’un niveau supérieur suggère une tendance à la hausse. Ce chiffre est passé de 0,7 à plus de 1 en quelques jours seulement.

    rly pourrait rouvrir le 26 juin. 

    Fermé depuis début avril, l’aéroport d’Orly pourrait rouvrir le 26 juin si la situation sanitaire s’améliore et que le secteur y est bien préparé, déclare le secrétaire d’Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari. Il a fixé plusieurs « préalables à la réouverture ». « Un, c’est que la situation sanitaire s’améliore et continue de s’améliorer », a-t-il expliqué au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. « Deux, c’est que nous trouvions ou que nous harmonisions les mesures sanitaires avec nos voisins européens et méditerranéens. Chacun comprend que si chacun a sa mesure dans son coin, ça ne marchera pas », a poursuivi le secrétaire d’Etat aux Transports. Il a ajouté que les opérateurs devaient enfin proposer « un programme de vol solide » pour le 15 juin.

    Premier cas de Covid-19 à Wuhan depuis plus d’un mois. 

    La Chine relève le niveau de risque épidémiologique de « faible » à « moyen » dans un quartier de Wuhan, après la découverte d’un cas de Covid-19. Alors que le premier foyer de l’épidémie n’avait pas enregistré de nouvelle contamination depuis le 3 avril, la Commission nationale de la Santé rapporte dimanche celle d’un homme de 89 ans résidant dans le district de Dongxihu situé dans le nord-ouest de la ville.

     Près de 280 000 morts dans le monde.

     Le coronavirus a fait au moins 279 185 morts dans le monde, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles. Plus de 4 035 470 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués dans 195 pays et territoires depuis le début de l’épidémie. Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu’une fraction du nombre réel de contaminations.

    Les milliards perdus de la Suisse. 

    Le coronavirus coûte à l’économie suisse jusqu’à 16 milliards d’euros par mois, déclare le chef de la banque centrale suisse, dans un entretien publié par plusieurs médias suisses. « Il faut remonter à la crise pétrolière des années 1970 pour retrouver un tel effondrement de la croissance », souligne Thomas Jordan. L’impact des mesures mises en place pour stopper la propagation du virus entraîne des coûts « énormes », ajoute-t-il « de l’ordre de 11 à 17 milliards de francs suisses (10,4 à 16,1 milliards d’euros ; 11,3 à 17,5 milliards de dollars) chaque mois ».

    Les Français ne sont pas des enfants .

    Interrogée sur la pertinence de la tolérance mise en place dans les transports franciliens les premiers jours, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, sur BFMTV, affirme que les Français ont réussi le confinement et « ne sont pas des enfants, nous pouvons leur faire confiance ».

    Un nouveau système d’alerte au Royaume-Uni.

     Un système d’alerte sur l’évolution de la pandémie de nouveau coronavirus va être mis en place au Royaume-Uni, a annoncé le ministre des Communautés dimanche, quelques heures avant un discours du Premier ministre Boris Johnson sur un déconfinement qui s’annonce limité. Tandis que les autorités ont répété depuis des semaines aux Britanniques de « rester chez eux », le message va désormais être de « rester vigilant », alors que le pays déplore plus de 31 000 morts liés à la pandémie.

    Appel associatif pour l’ouverture du RSA aux moins de 25 ans.

     Des représentants associatifs plaident pour l’ouverture du RSA aux jeunes dès 18 ans, soulignant dans une tribune dans le JDD que certains d’entre eux « ne disposent d’aucune bouée de sauvetage quand l’économie se grippe ». Les mesures exceptionnelles annoncées par le Premier ministre Edouard Philippe pour 800 000 jeunes, étudiants ou précaires « laissent sur le bord de la route toute une partie de la jeunesse la plus touchée par la pauvreté : les jeunes à la rue, ceux résidant dans des squats ou hébergés chez des tiers, dans un centre d’hébergement d’urgence, à l’hôtel ou encore dans des familles aux revenus modestes », écrivent les signataires.

    Transport aérien : Emirates prévoit un retour à la normale dans 18 mois.

     Emirates estime qu’il faudrait au moins 18 mois avant que la demande de voyages ne retrouve « un semblant de normalité », en annonçant un résultat annuel en hausse pour la période d’avant la crise du coronavius. La compagnie de Dubaï, la plus importante du Moyen-Orient, a enregistré 1,1 milliard de dirhams (288 millions de dollars) de bénéfices nets pour l’exercice annuel se terminant en mars, contre 237 millions de dollars l’année précédente, selon un communiqué. C’est la 32e année consécutive de bénéfices pour Emirates qui exploite une flotte de 115 Airbus A-380 et 155 Boeing-777.

    Malgré des signes encourageants, vigilance de mise en ce dernier jour de confinement.

    Avec 80 morts supplémentaires en 24 heures – soit 26 310 au total —, la France a connu samedi le plus faible bilan quotidien depuis début avril. Comme l’Italie, la Belgique ou encore la Grèce, la France vit son dernier jour confiné et, là aussi, une certaine appréhension est de mise.

  • Arrestation en Amérique
    www.instagram.com/p/CAH5vd9nxOJ/
  • Coronavirus: confinement en Italie, mode d’emploi
    Depuis le 11 mars, les Italiens se sont pliés avec civisme aux nouvelles règles du confinement, qui sans être aussi radical qu’à Wuhan, a été jusqu’à présent ce qui se fait de plus sévère en Europe. Le principe? «Tutti a casa.» Il s’agit de rester chez soi, de ne plus en sortir et de ne recevoir personne de l’extérieur. Ni amis, ni parents, ni employés de maison, pour empêcher le virus de circuler. (..) — À lire sur www.lefigaro.fr/international/coronavirus-confinement-en-italie-mode-d-emploi-20200316
  • Dans les pays en développement, le Covid-19 va laisser des cicatrices très profondes

    La crise du COVID-19 qui se propage dans le monde risque de frapper les pays en développement de manière disproportionnée, à mesure que se profilent crise sanitaire à court terme et crise économique et sociale dévastatrice dans les mois et les années à venir.

    Le PNUD s’emploie déjà à soutenir les systèmes de santé dans des pays comme la Bosnie-Herzégovine, la Chine, Djibouti, El Salvador, l’Érythrée, l’Iran, le Kirghizistan, Madagascar, le Nigeria, le Paraguay, le Panama, la Serbie, l’Ukraine et le Viet Nam.

    Il est probable que les hôpitaux en manque de ressources, et les systèmes de santé fragiles soient bientôt saturés. Cette situation pourrait être d’autant plus grave dans les pays les moins développés, où 75 pour cent de la population n’a pas accès au savon ni à l’eau.

    Dans les pays en développement, les pertes de revenus devraient dépasser les 220 milliards de dollars, estime le PNUD. « Avec 55% de la population mondiale n’ayant pas accès à la protection sociale, ces pertes auront une incidence sur toutes les sociétés, et des répercussions se feront sentir sur l’éducation, les droits de l’homme et, dans les cas les plus graves, la sécurité alimentaire et nutritionnelle de base », a prévenu l’agence onusienne dans un communiqué publié lundi.

    « Cette pandémie est une crise sanitaire. Mais pas seulement. Dans bien des régions du globe, cette pandémie va laisser des cicatrices très profondes », a fait observer Achim Steiner, Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). « Sans le soutien de la communauté internationale, nous risquons de voir s’effondrer les progrès réalisés ces deux dernières décennies, et de voir une génération entière perdre, si ce n’est la vie, au moins des droits, des opportunités et de la dignité ».

    Le coronavirus qui se propage dans le monde risque de frapper les pays en développement de manière disproportionnée, à mesure que se profilent crise sanitaire à court terme et crise économique et sociale dévastatrice dans les mois et les années à venir.

    D’autres aspects sociaux, comme la mauvaise planification urbaine et la surpopulation dans certaines villes, la faiblesse des services d’élimination des déchets, et même les embouteillages, sont autant de facteurs qui peuvent empêcher l’accès aux établissements de santé et aggraver la situation.

    En étroite collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le PNUD aide les pays à se préparer à faire face à la pandémie de COVID-19, et à s’en relever, en s’attachant en particulier aux plus vulnérables.

    Un Fonds d’intervention d’urgence pour la COVID-19, sous la houlette du PNUD, a d’ores et déjà été mis en place avec les ressources existantes, le montant initial s’élevant à 20 millions de dollars US. Ce Fonds est décaissé par le biais d’un mécanisme accéléré qui permet aux équipes du PNUD d’aider immédiatement les pays à mettre en œuvre leur réponse nationale. Sur le long terme, le PNUD estime qu’au moins 500 millions de dollars US seront nécessaires pour pouvoir aider 100 pays.

    Appel à l’action

    À plus long terme, le PNUD aidera les pays à évaluer les répercussions économiques et sociales du COVID-19 et à prendre les mesures de redressement urgentes qui permettront de réduire au minimum son impact à long terme, en particulier sur les groupes vulnérables et marginalisés, et d’aider les sociétés à mieux se relever.

    Le PNUD a encouragé la communauté internationale à réfléchir aux conséquences du COVID-19 à plus long terme. L’Organisation a souligné que trois actions prioritaires sont nécessaires : consacrer des ressources pour faire cesser la propagation du virus, fournir un appui à la réponse à l’épidémie elle-même, et allouer des fonds pour empêcher l’effondrement économique des pays en développement.

    Faire face au COVID-19 et à ses répercussions exigera de compter sur des partenaires capables de travailler dans n’importe quel système et dans n’importe quel secteur, dans des circonstances souvent difficiles et imprévisibles. Le PNUD compte de nombreuses années d’expérience en première ligne, et c’est là sa raison d’être. Le PNUD est pleinement opérationnel dans 170 pays et territoires, et s’attache à répondre au COVID-19 en mobilisant tous ses moyens d’action pour relever ce défi sans précédent.Thèmes: 

    L’intervention immédiate du PNUD consiste en un soutien élargi au renforcement des systèmes de santé qu’il apporte déjà à la Chine et à d’autres pays d’Asie. Il s’agit notamment d’aider ces pays à se procurer les fournitures médicales dont ils ont cruellement besoin, de tirer parti des technologies numériques et de veiller à ce que le personnel de santé soit rémunéré.

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    PANDÉMIE COVID-19 : PLAN INTERNATIONAL INTERVIENT POUR PROTÉGER LES PLUS VULNÉRABLES

    Considérée comme la pire crise sanitaire d’une génération, la pandémie du virus Covid-19 qui touche plus de 190 pays pourrait avoir des conséquences dévastatrices dans les pays pauvres au système de santé fragile. L’ONG Plan International intervient en urgence auprès de plus de 50 000 communautés pour lutter contre la propagation du virus et pour protéger les plus vulnérables.

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    À lire aussi https://www.papayoux.com/fr/cagnotte/vivre-trans-feminine

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  • Guide à l’intention des LGBT

    Je suis une personne transgenre et/ou intersexe et la situation est compliquée à gérer pour moi en ce moment, après le confinent il y’a a des conséquences négatives / amène de nouvelles difficultés. A qui puis-je m’adresser ? Je suis une personne transgenre et/ou intersexe et je me sens fragilisé-e psychologiquement pendant le confinement. A qui puis-je m’adresser ? 

    Les personnes transgenres (trans) font face à des facteurs de stress particuliers, comme le stress ressenti lorsque leur identité de genre n’est pas affirmée. Les personnes transgenres subissent également des incidences plus élevées de discrimination et de harcèlement que leurs homologues cisgenres et, par conséquent, ont une moins bonne santé mentale. Elles sont également plus à risque de se suicider, car elles sont deux fois plus susceptibles de songer au suicide et de faire une tentative de suicide que les personnes LGBT.

    Nous reconnaissons que les attitudes sociales envers les questions LGBT sont diverses et variées aux quatre coins de la planète et que l’environnement extérieur évolue.

    Notre approche consiste avant tout à renforcer le respect envers nos salariés et mener des campagnes de sensibilisation plutôt qu’à modifier les convictions individuelles. On attend de nous, comme le prévoit notre Code de conduite, de fournir une égalité des chances à tous les membres du personnel quel que soit l’endroit où ils travaillent et indépendamment de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.

    Malgré la multiplication des initiatives visant à promouvoir le droit à la diversité des orientations sexuelles et à sensibiliser les jeunes et les moins jeunes contre les LGBT-phobies (lesbiennes, gays, bi, trans), les discriminations et autres formes de rejet liées au genre et à l’orientation sexuelle continuent d’avoir cours dans la société française. Le rapport annuel de SOS homophobie est l’un des seuls outils d’analyse quantitative et qualitative en France sur le sujet, mais il n’a pas de valeur statistique dans le sens où il se base uniquement sur des témoignages volontaires, un suivi de l’actualité et une analyse de presse. Si l’absence d’enquête représentative est fortement regrettable, il est déjà possible de protéger les jeunes victimes de LGBT-phobies en mobilisant les dispositifs juridiques existants et d’améliorer leur prise en charge et leur accompagnement afin qu’ils puissent se construire dans un cadre apaisé, voire épanouissant.

    Préambule méthodologique


    Pour mieux saisir la réalité des LGBT-phobies, nous avons souhaité laisser une part importante aux témoignages et aux initiatives de jeunes que nous avons rencontrés ou que nous avons pu trouver sur Internet. Par ailleurs, plus de soixante entretiens ont été réalisés par téléphone ou skype, entre octobre et mars 2013, et une vingtaine d’autres en face à face avec des acteurs de terrains : acteurs associatifs, politiques et institutionnels mais aussi travailleurs du secteur éducatif et médicosocial. Sans être forcément spécialisés sur le sujet et sans en avoir tous une conscience égale, ces acteurs issus de différents champs s’avéraient concernés par l’homophobie et la transphobie, parce que régulièrement confrontés dans leurs pratiques, soit à la rencontre de jeunes en proie à des questionnements sur le sujet, soit à la gestion d’actes et de paroles qui, s’ils ne sont pas toujours perçus comme homophobes ou transphobes, peuvent avoir des incidences très négatives sur la construction de l’identité sexuelle et/ou de genre des jeunes. Toutes les personnes croisées lors de notre enquête ne sont pas citées dans cet ouvrage mais que chacune d’entre elles se voie ici remerciée.

    Il existe en France de nombreuses initiatives locales de prévention de l’homophobie et du risque suicidaire, et d’autres, plus rares, se situant davantage sur le terrain de l’accueil et de la prise en charge. Dans les deux cas, ces initiatives demeurent encore largement méconnues.
    La recherche menée à l’appui du présent ouvrage a été effectuée en plusieurs temps : un inventaire des initiatives locales a d’abord été effectué entre juin et novembre 2012. Cet inventaire n’avait évidemment pas pour but d’atteindre l’exhaustivité mais de comprendre au plus près des pratiques les actions mises en place sur le terrain pour lutter contre les LGBT-phobies, leur cohérence, leurs limites et les points aveugles. Le choix de mettre en lumière telle initiative plutôt que telle autre, au moment de la rédaction, a relevé avant toute chose de la volonté de proposer un panorama montrant la diversité et la complémentarité des actions menées, des outils utilisés, des porteurs de projets et des publics ciblés.

    La nécessité d’un accueil et d’une écoute adaptés

    La question de l’accueil et de l’écoute des personnes LGBT se pose avec prégnance pour les jeunes. En effet, l’adolescence et la transition vers l’âge adulte représentent une phase de construction identitaire active synonyme de nombreux questionnements pour l’ensemble des jeunes, mais qui sont généralement renforcés par le fait de se découvrir des attirances sexuelles différentes de celle de la majorité. Par ailleurs, dans un contexte où ils ne disposent pas des moyens économiques qui leur permettraient de prendre leur indépendance s’ils le souhaitaient ou si leur famille les y contraint parce qu’elle rejette leur homosexualité, bien des jeunes ne se sentent pas libres d’affirmer leur homosexualité et ont besoin d’une oreille attentive.

    Coming out et outing

    Le coming out est le fait de révéler soi-même son homosexualité.
    L’outing est la révélation de l’homosexualité d’une personne par quelqu’un d’autre qu’elle-même, à son insu.

    Pour les jeunes, le regard et l’avis que peuvent porter les personnes les plus proches sur leur homosexualité (réelle ou supposée) sont évidemment ceux qui importent le plus. C’est le cas des meilleurs amis et plus largement du groupe de pairs, mais surtout, en général, des frères et sœurs et plus encore du père et de la mère. Les idées reçues et propos péjoratifs que ces différentes personnes peuvent tenir sur l’homosexualité ne sont pas sans conséquence sur la manière de vivre et de révéler son homosexualité. De même une fois le coming out ou l’outing survenu, le harcèlement des pairs ou les réactions de rejet dans la famille peuvent causer un profond mal-être et désarroi pour le jeune concerné. Où l’on remarque une différence notable avec les autres formes de discrimination existantes car s’il est bien une caractéristique marquante dans la manière dont les liens familiaux se structurent autour de la question de l’homosexualité et du coming out, c’est que « contrairement à un jeune victime de discrimination raciste, par exemple, la jeune lesbienne ou le jeune gay ne trouve pas au sein de la famille une culture ni une expérience qui lui apporterait un soutien et l’aiderait à lutter contre le stigmate ». On pourrait effectuer la même remarque en utilisant la comparaison avec un jeune qui serait victime d’une discrimination liée à son appartenance de classe ou à sa religion, par exemple.

    Les personnes transgenres et non-binaires font face a beaucoup de discriminations dans leur parcours médical, se retrouvant parfois devant un refus de soins, ou à devoir reporter les soins, ou encore former les professionnels de santé en terme de communication. Le fait d’être appelé par le mauvais pronom ou nom (“papa” au lieu de “maman”, “il” au lieu de “elle”) est très stressant.

    Les besoins cliniques sont différents selon les cas.

    L’accès aux soins est difficile pour ces personnes qui par peur de discrimination ou suite à des situations stressantes sont réticentes à chercher de l’aide pour leur allaitement.

    Une femme transgenre aura, pour lancer sa lactation, besoin d’un protocole similaire à celui des mères adoptives, avec des hormones simulant la grossesse et des tirages du lait. On y ajoutera la spironolactone pour son effet anti-androgène (compatible avec l’allaitement) et finalement le besoin de complémenter sera réduit.

    Pour améliorer la prise en charge de cette population, l’auteur mentionne la nécessité de former le personnel soignant sur l’humilité culturelle et la santé des personnes transgenres et non binaires, de  donner aux patients sur leur formulaire d’identification la possibilité de préciser par quels noms/pronoms ils s’identifient, et le besoin d’être inclusif dans la communication orale et écrite, en utilisant le terme parent plutôt que mère, par exemple.

    Un homme transgenre pourra allaiter après une grossesse avec plus ou moins de difficultés selon s’il a déjà subi une chirurgie de masculinisation au niveau de la poitrine, s’il a pris de la testostérone ou non. Après chirurgie, l’allaitement (sur le torse : « chestfeeding », et non au sein) pourra se faire avec l’aide d’un bout de sein, et d’un Dispositif d’Aide à la Lactation (DAL) si nécessaire. Un des risques rencontrés est la dysphorie de genre, qui correspond à la détresse causée par la différence entre le genre ressenti et le physique. Il arrive que des hommes transgenres allaitant souhaitent bander leur poitrine, avec un risque accru de mastites. La prise de testostérone peut aider à atténuer le sentiment de dysphorie, et bien qu’ayant une biodisponibilité orale faible (et donc un risque supposé moindre d’effet indésirable chez l’enfant), la testostérone diminue les taux sériques de prolactine et peut donc avoir un impact négatif sur la production de lait.

    Le thème de langage utilisé lors de la prise en charge de personnes qui s’identifient LGBTQI+.

    Il est donc important d’être « multilingue » pour s’occuper de ces familles et capable de s’adapter aux spécificités de chacun en demandant aux patients quels noms/pronoms/termes d’allaitement leur conviennent, en étant inclusifs dans les écrits professionnels, en revoyant son code d’éthique professionnel.

    Dans cet article, l’auteur aborde également les difficultés rencontrées par les personnes de la communauté Queer en terme d’accès au soin, avec souvent des personnes qui cachent leur orientation de genre, ou qui ressentent une dysphorie de genre lorsque l’on utilise les mauvais termes pour s’adresser à eux.

    Afin de les prendre en charge il est nécessaire de se former sur le langage à utiliser : langage verbal, corporel, et expressions faciales entrent en jeu pour véhiculer soit la suspicion et le rejet, soit le respect et l’inclusion. Les mots ont du pouvoir, celui de blesser, ou celui de guérir.

    aborde la contribution de la théorie « Queer » au soutien à l’allaitement des familles LGBTQIA2S+. Le terme « Queer » est utilisé pour qualifier une identité sexuelle marginale non normative, une façon différente de comprendre les relations entre sexe, genre et sexualité qui critique les oppositions binaires telles que mâle/femelle ou hétérosexuel/homosexuel. Le droit à allaiter est généralement lié avec la grossesse et classifié médicalement et légalement comme féminin. Ce qui peut limiter les droits des personnes transgenres ou adoptantes qui souhaitent allaiter.

    L’auteur explique que les consultant.e.s en lactation doivent tenir compte de l’oppression subie par les parents de la communauté Queer, du fait que la notion de genre est flexible et changeante, que les parents ne s’identifient peut-être pas en tant que père, ou mère mais auront leur propre étiquette parentale à respecter.

    Elle  souligne le risque de violence et de pauvreté, le manque de soutien social et légal pour les familles LGBT qui sont souvent étendues avec des modèles alternatifs (par exemple la mère porteuse, le donneur de sperme, les amis, le partenaire du partenaire). Les disparités en terme de santé, avec une difficulté d’accès aux soins ou l’évitement des soins par peur d’une discrimination ou de maltraitance sont aussi évoquées. L’allaitement peut être une raison de plus pour exclure une personne, et les personnes transgenres sont à risque de crimes haineux violents lorsqu’elles allaitent.

    L’auteur aborde les problèmes différents selon chaque catégorie de la communauté, et les attitudes différentes par rapport aux transitions de genre : certaines personnes transitionneront avec chirurgie, d’autres non.

    Les traitements utilisés pour faciliter la lactation des femmes transgenres. En effet, en 2018 une femme transgenre a pu allaiter 6 semaines exclusivement son enfant, et plus de 6 mois avec ensuite des compléments. Des questions ont été posées dans les médias sur la possible moindre qualité du lait produit, du fait des traitements nécessaires pour l’obtenir.  L’auteur détaille donc chaque médicament et les études disponibles concernant leur utilisation chez les couples hétérosexuels afin de contrer ces allégations.

    La plupart des médicaments sont compatibles avec l’allaitement et retrouvés en faible quantité dans le lait humain, et il faut tenir compte, lors du choix entre allaitement avec traces de médicaments et lait industriel, des conséquences de l’utilisation du lait industriel.

    Un homme qui transitionne en femme aura besoin pour lancer sa lactation d’un traitement oestroprogestatif. Ce type de traitement est utilisé comme contraceptif en post-partum (généralement pas immédiat en raison du risque thromboembolique). Il y a un risque potentiel négatif sur la lactation du fait de l’utilisation d’œstrogènes, mais 2 revues systématiques ont montré qu’il n’y avait pas d’impact négatif sur la santé de l’enfant, la durée de l’allaitement ou la production de lait lors d’utilisation de ces traitements. Beaucoup de parents hétérosexuels utilisent la pilule oestroprogestative en post-partum et cela ne devrait pas être stigmatisé chez les parents transgenres.

    La spironolactone est utilisée en tant qu’anti-androgène et référencée comme compatible avec l’allaitement par Hale (généralement utilisée dans le traitement de l’hirsutisme) avec des doses dans le lait maternel trop faibles pour entraîner un effet clinique chez l’enfant.

    La dompéridone est utilisée en tant que galactogène. L’auteur cite 2 revues de la littérature ayant montré une efficacité dans l’augmentation de la production de lait, et l’absence d’effet indésirable chez l’enfant. Ce médicament n’est pas disponible aux Etats Unis (en raison du risque cardiaque) et la femme transgenre ayant allaité se l’était procurée au Canada.

    Certaines critiques concernant le lait produit par les personnes transgenres mentionnent l’absence d’analyse pour vérifier sa qualité et l’auteur invite à résister à l’hypermédicalisation et à cette vérification.

    Les auteurs soulignent pour les professionnels de santé, le besoin d’ouverture d’esprit, de capacité d’adaptation à chaque couple, en clarifiant les rôles parentaux et en tenant compte de la vulnérabilité de cette communauté de patients. Ils abordent également la nécessité de prendre conscience de ses propres biais au regard de ces familles, et la nécessité de se former sur leur prise en charge spécifique en terme de communication, afin qu’ils n’aient pas la charge supplémentaire de former leurs professionnels de santé.

    Une étude de cas. Il s’agit de l’allaitement d’une femme bisexuelle (répondant au pronom “elle” et au nom “Mama”) mariée à un homme transgenre (répondant au pronom “il” et nom “Papa”) qui avait subi une chirurgie de masculinisation de la poitrine. Après une césarienne en urgence à 37 semaines de gestation, la perte de poids du nouveau-né était de 12% à J3. Une supplémentation par lait de donneuse a été mise en place, en raison d’une probable hypoplasie mammaire et insuffisance de lactation. Le père n’avait aucun désir de co-allaiter et voyait le fait de donner les biberons comme une façon de réaffirmer son genre. A aucun moment la chirurgie de masculinisation n’a été remise en cause.

    Ce que l’on peut retenir de ce numéro spécial, c’est la vulnérabilité des parents s’identifiant LGBQTI+ et le risque de discrimination, la nécessité d’utiliser un langage inclusif dans les documents écrits et à l’oral, l’importance d’aborder le sujet des rôles parentaux (qui peuvent varier d’un couple à l’autre) et d’être attentif aux demandes de chaque famille par rapport au langage à utiliser pour les mettre à l’aise et par rapport à leur projet d’allaitement spécifique.

    Concernant l’usage de la dompéridone, rappelons que l’utilisation en tant que galactogène est hors-AMM en France, son utilisation étant réservée au soulagement des nausées et vomissements. En raison des effets indésirables cardiaques graves rares associés à son utilisation (notamment un allongement de l’intervalle QT, des torsades de pointes, une arythmie ventriculaire grave voire une mort subite), l’ANSM a émis des recommandations pour limiter le risque cardiaque en 2014 (notamment posologie maximale de 30 mg par jour et durée la plus courte possible sans dépasser une semaine) et a récemment restreint son utilisation aux personnes âgées de plus de 12 ans en 2019 (7). Dans l’utilisation en tant que galactogène à la posologie de 30 mg/j pendant 7j, une méta-analyse publiée en 2019 (8) montre une augmentation de production de lait de 94 ml en moyenne et que l’augmentation de la durée d’utilisation à 14 jours n’apportait pas de bénéfice supplémentaire en terme de production. Le protocole de L’Academy of Breastfeeding Medicine sur l’usage des galactogènes publié en 2018 (9)  mentionne un risque d’incidence très faible des arythmies chez les femmes en post-partum prenant de la dompéridone, mais qui peut augmenter en fonction de l’historique médical, l’IMC, la posologie utilisée et les interactions médicamenteuses. Des précautions particulières (posologie, suivi) sont proposées en cas de prescription.

    Il faut également noter les divergences de prise en charge entre la France et les Etats-Unis, qui signifient que l’expérience française sera certainement différente.

    Ainsi, en France, le lait de donneuse est généralement réservé aux nouveau-nés prématurés ou de faible poids de naissance ou présentant une pathologie spécifique (6).

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